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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:19

Bonsoir cher lecteur,

Aujourd'hui nous vous proposons, en exclusivité mondiale, l'enregistrement pirate d'une conversation entre le candidat à la primaire républicaine Mitt Romney, pieux mormon et richissime homme d'affaire, et ce qui semble être son plus proche collaborateur. Nous garantissons formellement la fidélité de la traduction. Pour le reste, ce sera sans commentaires :


"-Bon sang, Mitt, tu dois arrêter de déconner comme ça !

-Qu'est-ce que tu racontes, Tomy ? J'ai été parfait ! Je lui ai cloué le bec à ce péquenot ! Et tu as vu l'audience ? Un carton !

-Tu ne peux pas parier dix-mille dollars comme ça en direct dans un putain de débat télévisé, en te marrant !

-Mais.. C'était marrant !!

-Il y a au moins dix millions de types qui vivent des bons d'alimentation qui t'ont regardé ce soir-là...

-Te fous pas de ma gueule, Tomy ! Des bons d'alimentation ici, dans nos putains d'Etats-Unis d'Amérique ?

-Tu n'as encore pas lu tes fiches...

-La barbe avec vos fiches ! Elles sont écrites trop petit ! Ça fait dix fois que je le dis à cette gourde de Susan. Par le Christ, je l'aurais déjà virée si elle n'avait pas un aussi beau cul ! Tu sais comme j'ai l'air con avec des lunettes ? Quant à me faire opérer, c'est contraire à la sainte loi de notre seigneur Jésus-Christ, et l'anesthésie pourrait me provoquer une chute de cheveux. Tu ne voudrais pas que je porte une moumoute ?

-Oh, Mitt...

-Ok, ok. Vas-y, termine avec tes bons d'alimentation.

-Il y a plus de quarante millions de personnes qui bouffent grâce  à ces bons dans ce pays, Mitt.

-La vache ! Quarante millions, tu dis ? Tu es sûr ?

-Sûr, c'est les stat' officielles du Département de l'Agriculture.

-C'est le Département de l'Agriculture qui gère ça ?

-Ouais.

-C'est marrant, non ?

-Non Mitt, ça n'a rien de marrant ! Merde, ces gars-là ont moins de mille-huit-cents dollars [1380 €, NDLR] par mois pour vivre, à quatre !

-Ils sont si mal payés au Département de l'Agriculture ? Tomy, il faut communiquer là-dessus !

-Je te parle des quarante millions !!

-Ah ! Bon sang, quarante millions ! Mille-huit-cents dollars !

-Tu comprends qu'avec ton pari à la con, tu ferais bouffer une famille de quatre personnes pendant trois ans ?

-Non.

-Comment, "non" ?

-Tu m'embrouilles avec tes foutus chiffres, Tomy ! Et tu vas me faire louper la messe. D'où sortent ces putains de trois ans ?

-Les bons d'alimentations représentent trois-cents dollars par mois pour une famille de quatre personnes. Dix-mille dollars, ça fait environ trente-six mois, donc environ trois ans. Tout ça est sur tes fiches, bordel !

-Incroyable !...

-Ah !

- ... J'aurais jamais cru qu'on pouvait bouffer à quatre pendant un mois avec trois-cents dollars ! C'est même pas ce qu'on a claqué par tête de pipe hier soir au resto ! Bon sang, Tomy, il faut communiquer là-dessus : ces restaurants de Manhattan nous prennent vraiment pour des pigeons ! Dis à Bart de me faire un topo pour mon passage sur CNN lundi. Je file, je vais rater le sermon."

Robert Willard
le 03/02/12

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:46

Bonsoir cher lecteur,

Les bidons de ce pauvre Francesco (Schettino) ne s'arrangent pas. La danseuse (?) Moldave - en fait : Moldavo-Roumaine -  qui avait témoigné en sa faveur après le naufrage, semble avoir renversé la vapeur : à présent elle clame son amour pour l'intrépide comandante, et affirme s'être trouvée en sa compagnie sur la passerelle de commandement au moment du crash, en complète infraction avec le règlement.

Des aveux qui risquent bien d'envoyer par le fond le couple de Francesco, et sa liberté pour les années à venir ; sa réputation, elle, avait depuis longtemps atteint les profondeurs abyssales, où règnent la nuit perpétuelle et les crevettes aveugles ( C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est l'amer qui prend l'homme, tintintin ! ).

Les pla-boys se suivent dans l'actualité, et ne se ressemblent pas.

Tandis que Schettino n'en finit pas de payer ses séances de moldavo cariola  et de rumeno trotto (les initiés auront identifié la légendaire brouette moldave et le toujours délicat trot roumain), voici venir sur le devant de la scène médiatique l'incomparable Mitt Romney, candidat des élections primaires américaines face au non moins stupéfiant Newt Gingrich.

Nous sommes fan de Mitt, cher lecteur.

Certes, Newt ne laisse pas indifférent, mais principalement du fait qu'il semble totalement impossible qu'un type avec un physique et un nom pareils soit jamais président des Etats-Unis d'Amérique. On admire sa candidature comme l'exploit sportif d'un handicapé : la compassion gâche un peu la fête.

Avec Mitt, on est sûr de n'avoir, à aucun moment, un quelconque sentiment de pitié. On peut être emballé au premier degré, franchement, en toute bonne conscience. Il est reposant, d'une certaine façon. Une vraie belle gueule de président américain, la dent blanche, le poil brillant et la mâchoire carrée. Et riche ! Fortune faite dans la gestion d'un fonds de placement, s'il vous plaît !

Et par dessus tout, d'une franchise qui n'a pas été vue en politique depuis... Hey ! A-t-elle seulement jamais été vue ?

Mitt Romney est plein aux as, rappelez-vous - une fortune estimée à environ deux-cent cinquante millions de dollars. A ce niveau, n'importe qui a depuis longtemps perdu de vue la réalité de la vie du quidam moyen - qui plus est quand cet argent a été gagné par la spéculation financière. Oui, Mitt plane à douze mille feet au dessus des problèmes du populo, mais il ne s'en cache pas !

Admirez avec quel naturel il parie DIX-MILLE dollars avec son interlocuteur au cours d'un débat télévisé en direct, en ajoutant bien "pour le principe", comme nous le faisons quand nous parions dix euros !

Et comme il parle simplement des sommes qu'il gagne par an en tant que conférencier : "Pas grand chose : environ trois cent-cinquante mille dollars."

Et comme il plaisante avec un groupe de chômeurs, en déclarant qu'il est chômeur lui aussi, et qu'il active son réseau pour décrocher "un certain job" (on l'imagine ponctuant cette bonne blague d'un clin d'oeil amical).

Et comme il se déclare "peu inquiet pour les plus pauvres", parce qu'ils ont des "protections sociales"!

Oui cher lecteur, nous sommes vraiment fan de Mitt Romney. Enfin un homme politique qui avance à visage découvert ! Qui n'a strictement rien à foutre des soucis du commun, qui ne les imagine même pas, et le montre à grand renfort de débats télévisés, interviews et meetings. Qui viendra encore dire que tous les politiciens sont des menteurs ?

Sacré Mitt !

Robert Willard
le 02/02/2012

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:41


La pression est montée d'un cran sur Kadhaffi, avec la reconnaissance par la Turquie du Conseil National de Transition (institué par les rebelles). La seule bonne nouvelle pour Muhamar, ces derniers jours, est le retour aux affaires, apparemment en bonne forme, de son (dernier ?) ami Hugo Chavez. Ce bougre-là est-il vraiment fiable, cela dit ?
Et Kadhaffi dispose-t-il d'un sous-marin ? A suivre.

Nous avons pu voir récemment un repportage sur les grands singes Bonobos. Les Bonobos sont nos plus proches cousins parmi les anthropoiïdes, avons-nous appris. Dans le reportage , des gens chevelus en tenue de brousse, Blancs, nous expliquaient avec émotion que ces singes sont en voie de disparition, et évoquaient les mesures de protection de leur environnement qu'il conviendrait de prendre, de toute urgence, pour les préserver de l'extinction.

Nous devons concéder, cher lecteur, au risque de vous choquer, que nous nous foutons éperduement des singes Bonobos et de leur éventuelle disparition.

Nous nous sentons beaucoup plus concerné par l'extinction des Français, à laquelle participent avec enthousiasme les chevelus sus-mentionnés, tous écolos bien évidemment, donc européistes vindicatifs et grands décimateurs des Nations.

Mais nous sommes un vieux con, sans doute.

Pas trop vieux en tout cas pour savourer l'affaire DSK à sa juste valeur. Les turpitudes sexuelles de ce puant personnage semblent avoir été au monde médiatico-diplomatique ce que le battement d'aile du papillon est à la météo. Elles ont en effet successivement valu ridicule et humiliation à la France entière aux yeux du monde, puis aux médias américains en général et à la justice new-yorkaise en particulier.

Elles nous ont aussi et surtout permis de constater avec quelle facilité l'image d'un quelconque individu se fait et se défait au gré des rumeurs et des humeurs journalistiques. Ainsi a-t-on pu voir Nafisata Dialo passer sans coup férir du statut éminemment respectable de mère immigrée, au passé tragique, travaillant dur pour élever seule son enfant dans le pieux respect des édifiants précepts de l'Islam, violée par le maître de la finance mondiale - à celui de prostituée dealeuse et maîtresse-chanteuse, au passé pas-si-tragique-que-ça-finalement.

Une magistrale leçon , qui DOIT nous faire réflêchir à notre capacité, à nous autres pauvres liseurs de baveux et gobeurs de journaux télévisés, réflêchir à notre capacité, donc, à connaître la VERITE - et, partant de là, à la légitimité des jugements que nous sommes généralement si prompts à émettre.

Bob Willard
05/07/2011

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:10

Bonjour cher lecteur,

Ces derniers temps les Américains se montrent très inquiets de ce qui se passe en Grèce. Ben Bernanke, notamment, a particulièrement insisté sur ce point lors de sa dernière conférence de Politique Monétaire.

Ben Bernanke, cher lecteur, est le président de la fameuse FED, la Federal Reserve - l'équivalent (enfin, presque) étasunien de la Banque Centrale Européenne. Un des hommes dont les décision pèsent le plus lourd sur l'ensemble de l'économie mondiale.

Ben a peur que l'affaire grecque parte en sucette, et avec elle toute la Zoneuro, et par voie de conséquence toute l'économie de la planète - c'est-à-dire y compris celle des Etats-Unis (et tout son problème, de fait, est là, et seulement là). C'est pourquoi il exorte les autorités européennes à prendre les mesures les plus énergiques pour prévenir un défaut de paiement grec.

Son message est clair : LA menace, aujourd'hui, c'est la Grèce, vers laquelle il convient de concentrer toutes les attentions.

Car les Etats-Unis, eux, vont très bien, comme chacun sait. L'échec des plans de relance QE1 et QE2, pour lesquels Bernanke a imprimé 1850 MILLIARDS de nouveaux dollars - ne mérite pas qu'on s'en préocuppe.

Que cette montagne de faux billets n'ait relancé ni l'emploi, ni l'immobilier, ni la consommation, ni RIEN sinon les actifs boursier et, un temps, les cours du pétrole - n'est pas préoccupant.

Que la dette fédérale américaine soit désormais au plafond de ce qu'autorise la constitution (1500 Mds$ tout de même), et pose un monumental problème menaçant de faire exploser le système de financement du domaine public entier, sous douze mois - n'est pas un problème véritablement digne d'attention.

Non, non, cher lecteur, le vrai gros soucis du monde aujourd'hui, c'est la GRECE et ses 240 Mds€ de PIB, pas les Etas-Unis (PIB : 14 000 Mds$).

Privatisons la Grèce (c'est à dire : vendons -la aux Chinois) et surtout continuons à acheter de la dette américaine (dont les Chinois ne veulent plus).

Sacré Ben !

Bob Willard
le 27/06/2011

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:22

Quiconque a le plus petit attachement à la notion d'objectivité doit se poser de sérieuses questions à propos des informations que nous recevons de Libye.

Il y a eu semble-t-il une importante manifestation d'opposants à Kadhafi à Tripoli hier. Evidemment les troupes fidèles au fou sanguinaire l'ont dispersée avec la dernière sauvagerie en tirant... des gaz lacrymogènes. Cette surprenante modération est en totale contradiction avec ce que l'on pouvait attendre au vu du tableau d'extrème violence dépeint jusqu'à présent par nos médias.

Elle est en revanche cohérente avec la demande faite par Kadhafi auprès de l'ONU, de lever les sanctions établies suite à la répression subie par les opposants : le "Guide" soutien en effet que cette répression a été "mesurée" et ne justifie pas de mesures de rétorsions internationales.

Il a été mentioné "six mille morts non confirmés (sic)" : non confirmés et pour cause : on est très loin de ce compte en additionnant les morts évoqués dans les différentes dépêches, même en incluant les tués lors des combats armés de ces derniers jours (qui ne sauraient être assimilés à des civils manifestants assassinés par des forces de l'ordre fanatiques).

Le plus grand nombre de tués récents concerne l'explosion survenue dans un dépôt de munition près de Benghazi aux mains des insurgés : 27 morts - explosion dont l'origine reste d'ailleurs inconnue (un accident n'est donc pas exclu). Et quand bien même sagirait-il d'un sabotage perpétré par un commando pro-Kadhafi, se serait un acte de guerre tout à fait conventionnel, puisque guerre, clairement, il y a.

Sinon, les dépêches font rarement état de plus de quelques morts lors d'un événement particulier : un chiffre supérieur à la dizaine reste exceptionnel.

Pas de quoi atteindre, même de très loin, les six mille morts qui ont marqué les esprits - confirmés ou pas.

Autre motif de méfiance : les "informations", relativement nombreuses, dont on découvre, au détours des articles, qu'elles ont été recueillies par téléphone, auprès d'insurgés. On peut concevoir de plus probants gages de fiabilité...

Mais le pire en matière de n'importe-quoi journalistique reste probablement à venir, puisque depuis deux jours BHL en personne est en Libye, où il joue au grand reporter pour l' AFP. Ces premiers comptes-rendus sont bien tels qu'attendus : il attire notre attention sur le redoutable armement de Kadhafi, notamment ses avions "capables de provoquer un grand embrasement pétrolier" (une rengaine déjà chantée lors de l'invasion en Irak) et de "mitrailler la foule à Benghazi" (car Kadhafi mitraillerait la foule à Benghazi mais pas à Tripoli) - et exhorte bien entendu à une intervention internationale dans les plus brefs délais.

Pour mémoire de l'objectivité en ces circonstances de cette andouille chevelue, de ce terroriste intellectuel grand défenseur de la loi Gayssot, rappelons qu'il fut l'ardent promoteur de l'image sanguinaire des Serbes, et héroïque des Bosniaques, lors du célèbre siège de Sarajevo (dont il est avéré que les musulmans bosniaques la bombardèrent), qu'il hurla au crime contre l'humanité à Srebrenica (dont il n'existe aucune preuve), et appuya l'entrée en guerre contre l'rak en 2003 (son "ami Massoud" lui avait dit que Saddam détenait des armes chimiques de destruction massive).

BHL en Libye, c'est donc l'assurance que nous allons bientôt entendre parler de génocide, de crimes de guerre et contre l'humanité, qui constituent son fonds de commerce médiatique. Notons que son principal interlocuteur, le président du Conseil National des insurgés, est l'ex-ministre de la justice de Kadhafi, semble-t-il plusieurs fois démissionnaire, en protestation contre diverses injustices, et réintégré dans ses fonctions jusqu'à sa dernière démission le mois dernier.

Un parcours étrange commencé en 2007, supposant une incompréhensible mensuétude de la part du Kadhafi que l'on nous dépeint - et qui n'est pas sans évoquer celui d'Albert Speer auprès de Hitler (auquel, d'ailleurs, ce fameux ministre assimile subtilement Kadhafi en déclarant qu'il se suiciderait "comme Hitler"). Ce personnage nous semble devoir mériter, au minimum, une certaine circonspection, en attendant d'en savoir plus (car le parallèle avec Albert Speer ne constitue pas un compliment, bien au contraire).

Encore une fois nous ne défendons pas Kadhafi. Nous ne savons pas grand chose de ce qu'il a fait pour ou contre son peuple - notre propos n'est pas là. Nous pouvons imaginer qu'il ait été une authentique ordure méritant renversement, jugement et condamnation.

Ce que nous ne voulons pas, c'est être pris pour un couillon. Or il nous semble, tout-à-fait objectivement, qu'il y a matière à penser que c'est ce qui se passe avec l'affaire libyenne. Nous nous permettons donc, très modestement, d'attirer là-dessus votre attention.

A toutes fins utiles.

Bob Willard
05/03/2011

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