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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 08:37

Bonjour cher lecteur,

Ainsi donc, d'après notre Ministère de l'Education Nationale, il convient dorénavent d'enseigner à nos adolescents qu'il leur appartient de choisir leur sexe.

Après tout, pourquoi pas ?

Luc Chatel était adolescent lorsque Margaret Tatcher est devenue "Première" : on peut concevoir que la conduite du pouvoir par cette femme, très médiatisée, objet d'innombrables sarcasmes à connotation sexuelle, ait pu profondément marquer le jeune homme - déjà particulièrement réceptif, peut-être, aux exemples venus du monde politique.

On peut comprendre aussi que ses repères, déjà ébranlés (!) en une période clé de sa construction sexuelle, aient été encore davantage délités par la fréquentation permanente, ces vingt dernières années, des hommes (?) politiques français.

Les choses vues sous cet angle, on ne saurait en vouloir à Luc Chatel de n'attribuer aucune importance particulière, en terme comportemental, au fait d'être doté, ou non, d'une paire de couilles.

La conséquence logique de cette nouvelle orientation éducationnelle est évidemment l'instauration prochaine par l'Education Nationale de cours de Construction Sexuelle, permettant à nos jeunes de faire le choix de leur sexe en toute connaissance de cause, par le biais d'expériences variées et éclairantes.

Garçons et filles s'y entremêleront en joyeuses et hautement pédagogiques séances de travaux pratiques, sous la supervision de consultants qualifiés (les stars du pornos trouveront là à se recycler dignement en fin de carrière, à la manière des sportifs de haut niveau devenant commentateurs auprès des chaînes de télévision).

Par la suite chacun aura le loisir soit de conserver ses attributs sexuels naturels (sans préjuger de l’orientation sexuelle proprement-dite), soit d’en changer par voie chirurgicale. Bien entendu l’opération sera intégralement prise en charge par la Sécurité Sociale, en vertu du droit reconnu à tout être humain d’avoir le sexe qui lui convient.

Notre société vient de faire là un pas de géant vers la vraie modernité.

Il était temps !

Merci Luc Chatel !

Bob Willard
Le 13/07/2011

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:41


La pression est montée d'un cran sur Kadhaffi, avec la reconnaissance par la Turquie du Conseil National de Transition (institué par les rebelles). La seule bonne nouvelle pour Muhamar, ces derniers jours, est le retour aux affaires, apparemment en bonne forme, de son (dernier ?) ami Hugo Chavez. Ce bougre-là est-il vraiment fiable, cela dit ?
Et Kadhaffi dispose-t-il d'un sous-marin ? A suivre.

Nous avons pu voir récemment un repportage sur les grands singes Bonobos. Les Bonobos sont nos plus proches cousins parmi les anthropoiïdes, avons-nous appris. Dans le reportage , des gens chevelus en tenue de brousse, Blancs, nous expliquaient avec émotion que ces singes sont en voie de disparition, et évoquaient les mesures de protection de leur environnement qu'il conviendrait de prendre, de toute urgence, pour les préserver de l'extinction.

Nous devons concéder, cher lecteur, au risque de vous choquer, que nous nous foutons éperduement des singes Bonobos et de leur éventuelle disparition.

Nous nous sentons beaucoup plus concerné par l'extinction des Français, à laquelle participent avec enthousiasme les chevelus sus-mentionnés, tous écolos bien évidemment, donc européistes vindicatifs et grands décimateurs des Nations.

Mais nous sommes un vieux con, sans doute.

Pas trop vieux en tout cas pour savourer l'affaire DSK à sa juste valeur. Les turpitudes sexuelles de ce puant personnage semblent avoir été au monde médiatico-diplomatique ce que le battement d'aile du papillon est à la météo. Elles ont en effet successivement valu ridicule et humiliation à la France entière aux yeux du monde, puis aux médias américains en général et à la justice new-yorkaise en particulier.

Elles nous ont aussi et surtout permis de constater avec quelle facilité l'image d'un quelconque individu se fait et se défait au gré des rumeurs et des humeurs journalistiques. Ainsi a-t-on pu voir Nafisata Dialo passer sans coup férir du statut éminemment respectable de mère immigrée, au passé tragique, travaillant dur pour élever seule son enfant dans le pieux respect des édifiants précepts de l'Islam, violée par le maître de la finance mondiale - à celui de prostituée dealeuse et maîtresse-chanteuse, au passé pas-si-tragique-que-ça-finalement.

Une magistrale leçon , qui DOIT nous faire réflêchir à notre capacité, à nous autres pauvres liseurs de baveux et gobeurs de journaux télévisés, réflêchir à notre capacité, donc, à connaître la VERITE - et, partant de là, à la légitimité des jugements que nous sommes généralement si prompts à émettre.

Bob Willard
05/07/2011

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:46

Bonsoir cher lecteur,

"BHL en Libye, c'est donc l'assurance que nous allons bientôt entendre parler de génocide, de crimes de guerre et contre l'humanité, qui constituent son fonds de commerce médiatique." , écrivions-nous le 3 mars dernier. Eh bien, nous y voilà : Kadhafi est officiellement poursuivi par la cour pénale internationale pour crime contre l'humanité.

Sa fin de vie risque d'être vraiment très compliquée. Va-t-il fuir en sous-marin et rejoindre le Vénézuela ? Ou se tirer une balle dans la tête ? Ou mourir en chargeant les rebelles sabre au clair, en criant "Allah Akbar" ? Ou être capturé et vendu par des traitres de sa garde rapprochée ?

Nous verrons... probablement bientôt.

En France, nous avons d'autres préoccupations. En autres, celle de favoriser l'"épanouissement des pères dans leur parentalité" en leur imposant un congé paternité équivalent à celui de leurs conjointes - et de rééquilibrer, du même coup de maître, le positionnement homme-femme dans le monde du travail (pour le coût que cela représente, les employeurs financeront, ne vous en faites pas).

Vous avez sûrement reconnu le cheval de bataille récemment enfourché par notre Nadine Bachelot nationale. Et vous avez probablement noté aussi comme elle use sans vergogne du droit d'ingérence conocratique pour déclarer inacceptable la répartition des taches ménagères dans les foyers français - à la charge, pour 80% dit-elle, des femmes.

(Souvenez-vous qu'un des exercices favoris en conocratie est l'ingérence dans les affaires d'autruis, auxquelles on ne cherche pas à comprendre quoi que ce soit et l'on applique, via terrorisme légal, des schémas et "solutions" préétablies en tout arbitraire.)

Soyez-en sûr cher lecteur : bientôt existeront des LOIS qui organiseront cette réparttion. Chacun aura son quota légal de slips sales et de courses chez Auchan. Les slips comporteront un code barre qui sera lu par la machine à laver, et celle-ci identifiera l'opérateur par reconnaissance digitale. Pareille identification aura lieu aux caisses des magasins. Et tout à l'avenant. Sans grande audace nous pouvons imaginer qu'un excédent de slips lavés pourra être monnayé sur un marché ad hoc, à la manière des droits d'émission de CO2.

Nouvelles technologies, nouveaux produits financiers, nouvelles structures juridiques contrôlant le bon fonctionnement de ces nouvelles lois : tout cela générera bien entendu renouveau industriel, emplois et croissance - sur fond de parentalité épanouie et de parfaite harmonie ménagère. Et nous vivrons enfin heureux dans le meilleur des mondes.

Vive Roselyne ! Vive la France !

Robert Willard
le 29/06/11

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:10

Bonjour cher lecteur,

Ces derniers temps les Américains se montrent très inquiets de ce qui se passe en Grèce. Ben Bernanke, notamment, a particulièrement insisté sur ce point lors de sa dernière conférence de Politique Monétaire.

Ben Bernanke, cher lecteur, est le président de la fameuse FED, la Federal Reserve - l'équivalent (enfin, presque) étasunien de la Banque Centrale Européenne. Un des hommes dont les décision pèsent le plus lourd sur l'ensemble de l'économie mondiale.

Ben a peur que l'affaire grecque parte en sucette, et avec elle toute la Zoneuro, et par voie de conséquence toute l'économie de la planète - c'est-à-dire y compris celle des Etats-Unis (et tout son problème, de fait, est là, et seulement là). C'est pourquoi il exorte les autorités européennes à prendre les mesures les plus énergiques pour prévenir un défaut de paiement grec.

Son message est clair : LA menace, aujourd'hui, c'est la Grèce, vers laquelle il convient de concentrer toutes les attentions.

Car les Etats-Unis, eux, vont très bien, comme chacun sait. L'échec des plans de relance QE1 et QE2, pour lesquels Bernanke a imprimé 1850 MILLIARDS de nouveaux dollars - ne mérite pas qu'on s'en préocuppe.

Que cette montagne de faux billets n'ait relancé ni l'emploi, ni l'immobilier, ni la consommation, ni RIEN sinon les actifs boursier et, un temps, les cours du pétrole - n'est pas préoccupant.

Que la dette fédérale américaine soit désormais au plafond de ce qu'autorise la constitution (1500 Mds$ tout de même), et pose un monumental problème menaçant de faire exploser le système de financement du domaine public entier, sous douze mois - n'est pas un problème véritablement digne d'attention.

Non, non, cher lecteur, le vrai gros soucis du monde aujourd'hui, c'est la GRECE et ses 240 Mds€ de PIB, pas les Etas-Unis (PIB : 14 000 Mds$).

Privatisons la Grèce (c'est à dire : vendons -la aux Chinois) et surtout continuons à acheter de la dette américaine (dont les Chinois ne veulent plus).

Sacré Ben !

Bob Willard
le 27/06/2011

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 12:26


Voilà l'Italien Mario Draghi, ex-directeur "Europe" de Goldman Sachs et actuel gouverneur de la Banque d'Italie, officiellement promis au poste de président de la BCE.
Il y a un an personne ne voulait soutenir la candidature de ce grand argentier, dont le curriculum vitae étaient aux décideurs européens ce que la clochette des lépreux étaient au bon peuple des temps jadis. Les Allemands étaient particulièrement virulents à son égard.

Il y a un an, le grand favori était l' Allemand Axel Weber, président de la BundesBank, dur des durs de l'orthodoxie monétaire, notoirement opposé au rachat par la BCE des dettes pourries des pays membres défaillants. Les Français n'étaient pas très chauds, mais l'Allemagne était en position de force, car il fallait renflouer la Grèce de toute urgence - avec des fonds majoritairement teutons.

Puis Axel a brutalement retiré sa candidature, pour "raisons personnelles". On soupçonne qu'il vise la présidence de la Deutsch Bank pour 2013, ce qui, pour pouvoir y prétendre, l'obligeait à démissionner de son poste de président de la BundesBank en 2011 - afin de respecter le délai obligatoire de deux ans entre les deux postes.

Axel était le seul candidat "du nord" à faire consensus. Lui hors-jeu, la France a redoublé de lobbying pour imposer un postulant plus souple - c'est-à-dire, ne tournons pas autour du pot, prêt à actionner sans se faire trop prier les rotatives de la planche à billets européenne pour acheter les dettes faisandées qui font tordre le nez des "marchés".

Retour en grâces de Mario ! Il n'a pas l'odorat trop délicat, il est Italien, donc bien placé pour faire accepter aux "pays du sud" des mesures de rigueur qui n'aient pas l'air d'un "diktat".

Son passé chez Goldman, de handicap d'avoir travaillé, au plus haut niveau, pour des bandits avérés, devient "l'avantage d'une grande expérience à l'international".

C’est l’homme de la situation.

Propulsé par Merkel, toute veste retournée, et Sarkozy, toute jubilation affichée, l'ascension de Mario dans la course au poste est irrésistible : il est définitivement nommé à la présidence de la BCE, par les chefs d'Etats et de gouvernement de la Zoneuro le 24 juin 2011.

Que devons nous attendre de la présidence de Mario Draghi ?

Son parcours est assez parlant.

Nous savons qu'il a été durant cinq ans un des principaux lieutenants du clan Goldman (2002-2005, ce n’est vraiment pas vieux…) – ce qui vaut le meilleur des certificats de complète amoralité. Rien que cela suffit à nous faire frissonner – mais ce n’est pas tout.

On parle moins de son rôle éminent dans la vague de privatisations qui a touché l’Italie dans les années 90 – des banques, notamment - en tant que président du Comité pour les Privatisations. Certes, privatiser n’est pas toujours un crime : mais toujours privatiser, peut vite en devenir un.

On ne parle pas davantage de sa présidence, depuis 2006, du Conseil de Stabilité Financière (CSF) européen – organisme en charge de la lutte contre la dérégulation des marchés financiers, avec les très probants résultats que l’on sait.

(On goûtera tout le sel du passage, sans transition, de la présidence européenne de Goldman Sachs, au CSF…)

Non, n’en doutez pas cher lecteur, Mario Draghi est un drôle de pistolet. Une certaine presse s’efforce de le présenter comme un homme « prudent », et paré de tas d’autres qualités qui préserveront la politique monétaire européenne des affres de l’aventure. Nous ne doutons pas que Mario ait des « qualités ». Nous doutons seulement qu’il y ait compatibilité entre celles jugées bonne pour elle par Goldman Sachs, et celles nécessaires à la saine conduite de la BCE.

Nous serons vite fixés, quoi qu’il en soit…

Robert Willard
Le 25/06/2011

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 12:18

« Radar pédagogique ».

Toute la décomposition de notre société tient dans ces deux mots.

Voilà comment nous voyons les choses :

- Il y a des limitations de vitesses imposées aux automobilistes en France

- Ces limitations sont souvent outrepassées et cela provoquent de graves et nombreux accidents

- On installe des radars pour constater ces outrepassements et sanctionner les contrevenants

- La peur du radar et de la sanction concomitante amène l’automobiliste à tenir sa vitesse dans les limites raisonnables imposées

Un enfant de cinq ans comprend ce principe. Il y a la loi. Et le bâton pour qui ne la respecte pas – parce que sinon c’est le BORDEL.

On pourrait penser qu’un système à ce point pétri de bon sens, et, finalement, si JUSTE, ne saurait prêter le flanc à la moindre contestation.

Et de fait, personne, à notre connaissance, ne conteste la dangerosité des vitesses excessives et le fait qu’elles sont avérées dans une large proportion des accidents graves. La limitation imposée de la vitesse ne fait pas débat (à part pour le réseau autoroutier, et encore, hors mauvaises conditions climatiques ).

Les radars eux-mêmes sont acceptés – la polémique les concernant touchant leur lieu d’implantation plus que leur existence proprement dite.

MAIS CES RADARS DOIVENT ETRE SIGNALES. 67% des Français l’exigent.

A quoi peut servir de signaler un radar à un automobiliste respectant la vitesse limite imposée ? Il s’en contrefout. Mieux : la non-signalisation est autant d’économie en frais de panneaux et autres accessoires .

A l’EVIDENCE, le signalement des radars ne peut être exigé que par les CONTREVENANTS DELIBERES, qui, non contents de s’afficher ouvertement comme tels, entendent, tout aussi ouvertement, ôter aux forces de l’ordre la possibilité de les sanctionner.

ET CA MARCHE !

D’où les « radars pédagogiques ».

Le « radar pédagogique », cher lecteur, produit ce merveilleux effet de signaler à l’automobiliste contrevenant le lieu où il risque sanction et donc, symétriquement, tous ceux où l’impunité lui est assurée (c’est-à-dire 99% du réseau routier).

Vous vous direz qu’il existe déjà des panneaux signalisateurs remplissant ce stupéfiant office.

C’est vrai, mais ils ne sont pas « pédagogiques ». Le radar pédagogique vous indique la vitesse à laquelle vous contrevenez à la limitation imposée, tout en vous avertissant qu’un vrai radar va vous flasher plus loin si vous ne ralentissez pas dare-dare.

Vous vous demandez en quoi c’est pédagogique ?

Ca l’est, mais pas au sens où l’on pensé les législateurs.

Car il est entendu que ces engins ne modifieront jamais, pas une fraction de seconde, le comportement des automobilistes, puisque, de par leur concept même, ils ne concernent pas l’automobiliste vertueux, et accroîssent le confort de contrevenance du contrevenant.

Non, leur vertu pédagogique est ailleurs.

Ils nous renseignent, en une synthèse d’une rare puissance, sur le degré de lâcheté de nos responsables politiques, d’incivisme revendiqué de nos CONcitoyens – et de stupidité de tous confondus.

Oui, cher lecteur, ces radars sont vraiment, vraiment, « pédagogiques » !

Robert Wilard
Le25/06/2011

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:03

Notre expérience de racolage n'a rien donné de probant, cher lecteur (cf. notre précédente chronique).

C'est tant mieux, car il nous serait difficile de caser le mot "sexe" en titre de chacune de nos chroniques.

Et cela nous permet de croire que l'exceptionnel afflux de visiteurs avant-hier était peut-être dû, finalement, aux vertus accrocheuses de notre titre "BHL en Libye ou l'Arme d'Intoxication Massive" - allez savoir.

Quoi qu'il en soit : bref.

Xavier Bertrand nous livre sa réaction au sondage donnant Marine Le Pen vainqueur au premier tour des élections présidentielles de 2012 : selon lui, l'évènement fait partie d'une "vague de populisme" touchant toute l'Europe. Et pourquoi cette vague ? Il nous le dit : "Parce que la crise n'est pas finie." Et d'ajouter que si le FN était susceptible d'y apporter des solutions, "ça se saurait".

Et justement, non : comment le saurait-on ?

En revanche la complète nullité, en cette matière, de la famille politique de Xavier Bertrand, nous a très clairement été démontrée ces dernières années - et continue de l'être jour après jour, jusques et y compris dans cette énième et navrante agitation de l'épouvantail populiste.

Merci à Xavier Bertrand de nous avouer aussi franchement, par l'usage de cette misérable rengaine si tant tellement éculée, qu'il n'a strictement RIEN à nous dire. De nous faire part si ouvertement de sa complète absence de pensée politique et de sa totale carence d'imagination.

En fait, Xavier Bertrand est si vide d'idées, et si peu charismatique, que nous le soupçonnons de ne pas exister vraiment. C'est peut-être une créature virtuelle - la retombée ectoplasmique d'une expérience qui a mal tournée ; un agrégat de néant, qui inconsiste quelque part entre brouillard et barbe-à-papa, à la frontière du palpable et du gazeux. Ou un hologramme ?

Mais faisons comme s'il existait normalement, et qu'il soit doté d'un cerveau non strictement dédié aux pures questions politiciennes. Alors nous ferions abstraction de sa suffisance insupportable, et de sa petite élocution sucrée, écoeurante comme un excès de loukoums ; oui, nous passerions outre et lui dirions :

-Bertrand, tu dois comprendre une chose. Les Français en ont vraiment marre de l'immigration et de l'islam revendicatif.

-Mais je sais..., tenterait-il de se défendre en dressant un index boudiné.

-Tais-toi ! Couperions-nous. Tu ne sais rien du tout. Tu crois savoir - comme toute ta clique de crétins UMP, PS, PC, PF, PIF, PAF, POUM et toutim ; tu crois savoir mais t'as rien pigé. On ne pige pas ces choses-là depuis la banquette arrière d'une berline avec chauffeur. Tu crois que les Français veulent que soit réglé le problème de la laïcité...

-Tout à fait ! Opinerait le grassouillet avec tressautement de son double-menton. Tout à fait : les Français veulent ça ! C'est pour cela que Nicolas Sarkozy a relancé le...

-Relancé mon cul ! Tu vas la boucler, oui ? (Nous commencerions à nous énerver.) Non, les Français ne veulent pas ça. Ils ne veulent pas de problème de la laïcité solutionné : ils ne veulent pas de problème de la laïcité TOUT COURT. Tu sais pourquoi ?

-Eh bien oui, c'est pour cela que le dialogue... Aïe !! (Nous lui collerions une baffe.)

-Non tu ne sais pas ! Ils ne veulent pas de problème de la laïcité, parce que les Français N'ONT PAS de problème avec la laïcité. CE N'EST PAS UN PROBLEME FRANCAIS. Voilà. Tu as compris, ô andouille politicienne ? Répète après moi : ce-n'est-pas-un-problème-français...

Puis nous le congédierions d'une tape derrière la tête, avec mission de révéler cet aspect capital de la psychologie nationale à tous ses collègues.

Sans en espérer quoi que ce soit, bien entendu. Simplement parce qu'il faut bien dire, ce qui doit être dit.

Bob Willard
08/03/2011

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:22

Quiconque a le plus petit attachement à la notion d'objectivité doit se poser de sérieuses questions à propos des informations que nous recevons de Libye.

Il y a eu semble-t-il une importante manifestation d'opposants à Kadhafi à Tripoli hier. Evidemment les troupes fidèles au fou sanguinaire l'ont dispersée avec la dernière sauvagerie en tirant... des gaz lacrymogènes. Cette surprenante modération est en totale contradiction avec ce que l'on pouvait attendre au vu du tableau d'extrème violence dépeint jusqu'à présent par nos médias.

Elle est en revanche cohérente avec la demande faite par Kadhafi auprès de l'ONU, de lever les sanctions établies suite à la répression subie par les opposants : le "Guide" soutien en effet que cette répression a été "mesurée" et ne justifie pas de mesures de rétorsions internationales.

Il a été mentioné "six mille morts non confirmés (sic)" : non confirmés et pour cause : on est très loin de ce compte en additionnant les morts évoqués dans les différentes dépêches, même en incluant les tués lors des combats armés de ces derniers jours (qui ne sauraient être assimilés à des civils manifestants assassinés par des forces de l'ordre fanatiques).

Le plus grand nombre de tués récents concerne l'explosion survenue dans un dépôt de munition près de Benghazi aux mains des insurgés : 27 morts - explosion dont l'origine reste d'ailleurs inconnue (un accident n'est donc pas exclu). Et quand bien même sagirait-il d'un sabotage perpétré par un commando pro-Kadhafi, se serait un acte de guerre tout à fait conventionnel, puisque guerre, clairement, il y a.

Sinon, les dépêches font rarement état de plus de quelques morts lors d'un événement particulier : un chiffre supérieur à la dizaine reste exceptionnel.

Pas de quoi atteindre, même de très loin, les six mille morts qui ont marqué les esprits - confirmés ou pas.

Autre motif de méfiance : les "informations", relativement nombreuses, dont on découvre, au détours des articles, qu'elles ont été recueillies par téléphone, auprès d'insurgés. On peut concevoir de plus probants gages de fiabilité...

Mais le pire en matière de n'importe-quoi journalistique reste probablement à venir, puisque depuis deux jours BHL en personne est en Libye, où il joue au grand reporter pour l' AFP. Ces premiers comptes-rendus sont bien tels qu'attendus : il attire notre attention sur le redoutable armement de Kadhafi, notamment ses avions "capables de provoquer un grand embrasement pétrolier" (une rengaine déjà chantée lors de l'invasion en Irak) et de "mitrailler la foule à Benghazi" (car Kadhafi mitraillerait la foule à Benghazi mais pas à Tripoli) - et exhorte bien entendu à une intervention internationale dans les plus brefs délais.

Pour mémoire de l'objectivité en ces circonstances de cette andouille chevelue, de ce terroriste intellectuel grand défenseur de la loi Gayssot, rappelons qu'il fut l'ardent promoteur de l'image sanguinaire des Serbes, et héroïque des Bosniaques, lors du célèbre siège de Sarajevo (dont il est avéré que les musulmans bosniaques la bombardèrent), qu'il hurla au crime contre l'humanité à Srebrenica (dont il n'existe aucune preuve), et appuya l'entrée en guerre contre l'rak en 2003 (son "ami Massoud" lui avait dit que Saddam détenait des armes chimiques de destruction massive).

BHL en Libye, c'est donc l'assurance que nous allons bientôt entendre parler de génocide, de crimes de guerre et contre l'humanité, qui constituent son fonds de commerce médiatique. Notons que son principal interlocuteur, le président du Conseil National des insurgés, est l'ex-ministre de la justice de Kadhafi, semble-t-il plusieurs fois démissionnaire, en protestation contre diverses injustices, et réintégré dans ses fonctions jusqu'à sa dernière démission le mois dernier.

Un parcours étrange commencé en 2007, supposant une incompréhensible mensuétude de la part du Kadhafi que l'on nous dépeint - et qui n'est pas sans évoquer celui d'Albert Speer auprès de Hitler (auquel, d'ailleurs, ce fameux ministre assimile subtilement Kadhafi en déclarant qu'il se suiciderait "comme Hitler"). Ce personnage nous semble devoir mériter, au minimum, une certaine circonspection, en attendant d'en savoir plus (car le parallèle avec Albert Speer ne constitue pas un compliment, bien au contraire).

Encore une fois nous ne défendons pas Kadhafi. Nous ne savons pas grand chose de ce qu'il a fait pour ou contre son peuple - notre propos n'est pas là. Nous pouvons imaginer qu'il ait été une authentique ordure méritant renversement, jugement et condamnation.

Ce que nous ne voulons pas, c'est être pris pour un couillon. Or il nous semble, tout-à-fait objectivement, qu'il y a matière à penser que c'est ce qui se passe avec l'affaire libyenne. Nous nous permettons donc, très modestement, d'attirer là-dessus votre attention.

A toutes fins utiles.

Bob Willard
05/03/2011

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