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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 18:11

Bonsoir cher lecteur,

 

Nous avons appris qu'une enseignante avait demandé à ses élèves de faire une minute de silence en la mémoire de Mohamed Mehra (auteur, rappelons-le, des meurtres d'enfants à Toulouse, et de militaires à Montauban). Cette proposition a choqué la plupart des élèves, et une plainte a été déposée. L'enseignante encourrait la suspension.

Nous ne pensions pas voir, aussi vite, une illustration aussi caricaturale - voire emblématique - de notre propos concernant la suréaliste couverture médiatique de l'assaut mené par le RAID contre Mohamed retranché, et la dangereuse aura de "fait d'armes" dont elle l'avait entouré, à l'entier bénéfice du tueur.

Malheureusement le monde journalistique ne voit bien entendu là pas l'ombre d'un atome de matière à s'interroger sur ses pratiques - mais simplement l'occasion (inespérée) de "rebondir" sur cette affaire, laquelle avait été pressurée jusqu'à la dernière bribe d'"information".

(Les pisse-copies des rédactions en étaient rendus à produire les plans de l'appartement de Mohamed, avec description, minute par minute, du déroulement de l'assaut. Sans le providentiel moment d'égarement de cette institutrice, peut-être saurions-nous aujourd'hui quel était le motif des papiers-peints de l'appartement de Mohamed, et combien il avait de poils au cul ?)

Bref.

Pour continuer dans les déceptions, parlons du dernier article de Frédéric Lordon. Tout y est d'une tenue de notre point de vue irréprochable - sauf un point (poing) que nous avons bloqué dans l'estomac : cette invraisemblable proposition d'instaurer un salaire maximal, visant à mettre fin aux rémunérations excessives de certains patrons.

C'est une belle connerie - du genre de celles dont Mélenchon a garni son programme. Une connerie typiquement française, qui ne nous surprend pas particulièrement en soi, mais nous déçoit terriblement de la part de F. Lordon.

D'abord, ces rémunérations excessives ne concernent qu'un nombre ridiculement restreint d'entreprises ; ensuite, si l'on veut malgré tout les considérer, on constate que même en reversant l'intégralité des rémunérations "indécentes" au reste des salariés, ceux-ci s'en trouveraient augmentés de façon tout à fait marginale, sans aucun impact significatif sur leur niveau de vie (puisqu'il s'agirait de répartir quelques dizaines de millions d'euros entre quelques centaines de milliers d'employés - annuellement).

La question est donc d'ordre purement symbolique. Laisser entendre qu'elle est économique relève d'une démagogie crasse, à laquelle nous sommes bien consterné de voir F. Lordon s'adonner. Et q
uant au symbole, donc, que constitue le plafonnement des rémunérations, il ne nous emballe pas - de toute façon. Il pue ce qu'il y a de plus détestable dans l'esprit français moderne : cette délectation, au nom de l'égalité, à toujours tout tirer vers le bas.

Quitte à légiférer dans ce domaine, pourquoi ne pas plutôt fixer un ratio maximum entre les salaires extèmes  - ou toute autre mesure qui, au lieu de confiner les fortes rémunérations, sans profit aucun pour les plus faibles, associeraient les unes aux autres, pour le profit de tous ?

Plus ça va, plus nous nous demandons sérieusement si la France ne serait pas le dernier pays communiste de la planète (après en avoir été le premier).

Robert Willard
le 24/03/2012

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:40

Bonjour cher lecteur,

Mohamed Mehra s'est fait dégommer par le "raid" il y a quelques minutes. C'est une très bonne chose - comme le pense quatre-vingt dix-neuf pour cent des Français. Qu'en aurions-nous fait ? En prison, il eût été une star adulée et n'eût pas manqué de faire de (très) nombreux émules. Il aurait alterné séances de musculation et auto-lavage de cerveau durant une vingtaine d'années, sainement nourri et douillettement chauffé aux frais du contribuable Français (dont, pour certains, il avait flingué les enfants, car tout comme la justice le fisc est aveugle).

Puis il aurait été relâché ?

Allons...

Nous n'avons jamais cru à cette soi-disant consigne présidentielle de le prendre vivant. Le pays entier voulait que ce type ne voit pas le prochain ramadan : c'eût été une grosse erreur politique de la part du candidat Sarkozy de le faire encabaner -  et ce n'eût pas beaucoup aidé le Président Sarkozy dans son devoir de protection de la nation, car il semble bien que les renseignements que ne donnera plus Mohamed, son frère, sa mère et son beau-père soient en mesure d'en fournir une bonne partie (une famille française comme on les aime, vraiment).

Bon débarras, donc.

"Pas d'amalgame !!", couinent les organisations anti-racistes et les représentants de l'islam "modéré", qui ressassent frénétiquement leur vieille rengaine de la "religion de paix, d'amour et de tolérance", dont ne sauraient légitimement se réclamer les fous comme Mohamed.

Peut-être - nous ne sommes pas très érudit en matière d'islam. Peut-être, donc. Mais il nous semble qu'il y a objectivement matière à en douter (à considérer, en tout cas, notre expérience personnelle, acquise sur le riche terreau multi-culturel de la ville de Nanterre, ce qu'en dit l'Histoire et ce qu'en montre l'actualité). Et dans le doute que fais-tu, ô lecteur chrétiennement élevé ?

Tu t'abstiens.

Mais peu importe. Nous brassons de l'air. Nous voyons venir, comme si elle était déjà votée et décrétée d'application, la loi interdisant l'amalgame : une belle loi bien de chez nous, aux termes de laquelle quiconque associera, même allusivement, islam et violence, ira rejoindre sur le bancs des accusés les infâmes shoa-sceptiques.

Oui, cher lecteur, nous pensons que telle pourrait être la conséquence du drame de Toulouse. Non pas un raidissement salvateur, une saine, bien que tardive, prise de conscience - mais l'adjonction d'une épaisseur supplémentaire au bandeau dont on se couvre déjà les yeux.

La nouvelle loi que nous espérons, quant à nous ?

Celle qui interdira les couvertures médiatiques telles que celle que nous venons de connaître - et qui font si magnifiquement le jeu de tous les détraqués en recherche de tribune pour se faire connaître au monde.

Il n'est pas douteux que Mohamed soit désormais un héros aux yeux de nombreux "jeunes défavorisés". Nos médias ont fait ce qu'il fallait pour, relayant complaisamment ses déclarations - et sa volonté, finalement, de mourir "les armes à la main".

Mohamed tenant tête au "raid", repoussant les assauts, seul contre tous. Les policiers d'élites refluant, blessés. La fusillade digne "d'une scène de guérilla urbaine". Un journaliste de France Info, qui nous renseignait en direct sur l'assaut final des policiers, semblait tout prêt de s'éjaculer dessus en nous décrivant l' "incroyable puissance" de l'échange de tirs, insistant sur la violence de la riposte de Mohamed, et sa détermination à mourir "au combat".

L'auditeur non averti aurait aussi bien pu penser que Mohamed était un héroïque combattant d'une noble cause, retranché en un dernier combat désespéré contre des assaillants largement supérieurs en nombre et en moyens.

Il nous fut rappelé quasiment en boucle, durant un quart d'heure, que Mohamed voulait mourir les armes à la main et qu'il se défendait "comme un lion" (la comparaison exacte n'était pas celle-là, mais elle était tout aussi flatteuse). Ce sombre connard de journaliste avait complètement oublié qu'il parlait d'une pourriture de désaxé qui, la veille, avait couru après une fillette de huit ans, l'avait attrapée par les cheveux et lui avait tiré une balle dans la tête (entre autres exploits).

Ce journaliste n'était pas seul dans ce cas. Toute l'équipe de France Info semblait avoir perdu la raison - et avec eux le monde médiatique tout entier.

Il serait bon qu'il soit interdit de faire de ce genre de drame, des shows journalistiques de télé-réalité. Ils font la renommée des assassins et propagent les idées des fous - et n'apportent RIEN en terme d'information.

Une telle loi ne devrait pas choquer les défenseurs de la loi Gayssot en vigueur. Et à tout prendre, il nous semble beaucoup moins dangereux de limiter, dans de tels cas, l'information au strict minimum, que d'interdire tout débat sur certains sujets historiques arbitrairement choisis.

("Un forcené a tué des enfants dans une école juive de Toulouse. Il a été identifié.  Il est retranché à son domicile. La police donne l'assaut." Point.)

Bref. Bien triste numéro que nous a proposé là le Grand Cirque.

Encore heureux que ce gros porc de DSK se soit fait jeter par les députés européens - et ait dû renoncer à venir pérorer au Parlement au sujet de la crise économique. Tout n'est pas encore complètement pourri ici-bas...

Robert Willard
le 22/03/2012

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:22

Bonsoir cher lecteur,

Ce soir nous avons le plaisir de vous offrir en exclusivité cet extrait de conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son conseiller spécial Henri Guaino - livré par cette même source qui nous en apprit de belles à propos de Mitt Romney :

"-Tu es sûr qu'il faut que j'y aille, Henri ?

-Voyons, Nicolas, tu le sais très bien !

-Ça me fait tellement chier ! Putain ce que ça me fait chier ! Tous les ans ça me fait chier, mais cette année c'est le pompon ! Tous ces bouseux jamais contents, et leurs accents à la con... Tu resteras à côté de moi, hein ? Toi tu les comprends, je ne sais pas comment tu fais... Y'en a, je comprends pas un mot sur deux...

-Oui...

-Et cette odeur ! Depuis le temps ils n'ont pas trouvé le moyen pour que ça pue moins, leur foutu salon ? Ils pourraient installer des extracteurs d'air, de la clim', je ne sais pas, mais merde alors, on doit savoir faire ça aujourd'hui ! Ça ferait bosser des gens, en plus.

-Je crois qu'il y en a déjà.

-...

-Pour la Syrie, il va falloir nous décider. Clinton a encore appelé Cameron hier...

-Je sais, Henri, je sais. C'est pour ça que ce salon... Et évidemment il y aura Hollande ?

-Oui.

-Il faut s'arranger pour le croiser, il va détester. Faudra faire une photo. Il a toujours l'air con sur ces photos, il le sait et ça l'énerve. Avec une vache, tu verras qu'elle aura l'air moins con que lui ! (rire)

-Oui. Je verrai avec Claude (Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, NDLR).

-Tu lui diras aussi : un seul stand de charcutaille cette année. L'année dernière on m'en avait collé trois, j'ai roté pendant deux jours.

-Oui.

-Quelle connerie !

-...

-On en est où avec le corridor (humanitaire pour évacuer les blessés en Syrie, NDLR) ?

-D'après Alain (Juppé, NDLR) c'est toujours bloqué.

-Merde. Mais qu'est-ce qu'il croit, ce Bachar ? Il a pas compris avec Kadhafi ? Comment va la journaliste, là... Bouvier, c'est ça ?

-Bouvier, oui. Pas de nouvelles.

-Tu vas voir que c'est les RG (Renseignements Généraux, NDLR) qui l'ont collée là-bas.

-Claude (Guéant, ministre de l'Intérieur) leur a demandé, ils disent que non.

-Et moi je te dis que si. Qu'est-ce que tu veux qu'ils disent ? Ils ont l'air con avec leur grognasse amochée, maintenant. Je les connais, tu sais , Henri. Ils ne vont pas me la faire à moi ! (Allusion aux cinq années passées au ministère de l'intérieur, NDLR). Toujours à faire des secrets. Quand ça marche ils la ramènent, et si ça foire, toujours à essayer de cacher la merde au chat. Je les connais.

-...

-Tu vas voir que si Bachar veut l'interroger ils vont venir pleurer pour qu'on l'évacue fissa.

-...

-Et tiens, tant qu'on est dans les histoires de bougnoules : j'ai l'air malin avec ce grand con d'Omar et son César ! (Allusion au fait qu'Omar Sy fut le seul de toute l'équipe du film "Les intouchables" a ne pas avoir répondu à l'invitation de Sarkozy, NDLR)

-Tout le monde attendait Dujardin.

-J'ai l'air malin quand même ! On s'en fout de Dujardin. Mitterrand (Frédéric, ministre de la culture, NDLR) va m'entendre au prochain Conseil (des ministres, NDLR). Il va falloir qu'il leur explique un peu la vie à ces artistes de mes deux. Les subventions ça tombe pas du ciel. Est-ce que je vais payer des gens qui me font passer pour un couillon ?

-...

-Surtout que Dujardin était bien meilleur. J'ai vu des extraits, y'a pas photo ! Quand tu vois l'autre grand niais, avec sa tronche de Banania ! Peuh !

-Oui...

-Bon. Appelle-moi quand tu as fini mon discours pour le salon. Salut.

-Oui. Salut Nicolas."

Robert Willard
le 26/02/12

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:37

Bonsoir cher lecteur,

Nous devons des excuses à Jean-Luc Mélenchon.

Nous l'avons, en effet, injustement raillé dans notre dernier billet, où nous avons ricané à propos de la "culture commune" qu'il nous prête avec les pays du Maghreb.

A notre décharge, le propos prétait à confusion. Emporté par l'antipathie épidermique qu'exerce sur nous ce gueulard néo-trotskiste, nous avons failli à notre devoir de rigueur et d'analyse impartiale.

Lorsque Jean-Luc a évoqué cette communauté de culture, nous avons sottement songé aux cent-trente ans (à peu près) durant lesquels une partie du Maghreb fut sous domination Française - et, pour l'Algérie, terre française. Et il nous a semblé un peu grotesque d'associer cette infâme entreprise colonialiste, raciste et coercitive, si constamment conchiée et dénoncée par le ci-devant Mélenchon, à cette belle notion de "communauté culturelle".

D'où ricanement.

Quelques jours ont passé. Nous avons revu Jean-Luc opposé à Marine Le Pen dans l'émission "Des paroles et des actes". Il n' a pas pu y déployer toute sa verve, Marine ayant proprement saboté le débat, mais les quelques bons mots dont a il a pu néanmoins se fendre, et certaines réflexions, nous ont rappelé que l'homme n'est pas idiot.

Et, frappé par cette évidence, de nous demander : "Mais alors, de quoi diable parlait-il avec sa communauté de culture, ce con ?" (nous pensons volontiers en termes familiers lorsqu'il s'agit de Mélenchon, lui-même maniant une langue plutôt verte avec ses contradicteurs).

Le bougre ne confond évidemment pas sa propre expérience (ses dix premières années vécues au Maroc) avec le vécu de la nation toute entière. Il sait bien que le Français moyen se foutait du Maghreb comme d'une guigne, où n'a jamais vécu plus de trois pour cent de notre population. Il ne peut non plus faire allusion à la langue française imposée par l'occupant - un viol culturel, au mieux.

Puis l'explication nous est venue : Mélenchon est victime de la version culturelle du syndrome de Stockholm.

Et cette communauté de culture dont il parle, ne concerne pas la (relativement brève) période française au Maghreb - mais les trois siècles durant lesquels le Maghreb enleva et retint en esclavage, près d'un million et demi de chrétiens occidentaux - via la pirate
rie.

Cette période d'intense fusion culturelle s'étendit du 16ème au 19ème siècle - c'est en fait la France qui y mit fin en 1830. Les esclaves chrétiens eurent tout le loisir de s'imprégner des valeurs de l'islam, puisque certains  passèrent plus de trente ans en captivité avant d'être libérés contre rançon.

Hélas, la très grosse majorité d'entre eux mourut là-bas, aux "barbaresques" - privant ainsi leurs compatriotes ignorants, restés au pays, de cette communauté de culture dont ils s'étaient enrichis.

Par son ampleur, cet épisode de traite des chrétiens dépasse largement celui de la traite des noirs (huit cent mille personnes). Par son principe, on peut le situer à mi-chemin entre la traite des noirs et l'extermination des Juifs par les nazis.

C'est une monstruosité comme l'humanité n'en a pas beaucoup connues.

A la hauteur de l'amour que Mélenchon voue au Maghreb, et de sa détestation de l'Eglise chrétienne.

C'est ça, le syndrome de Stockholm.

Toutes nos excuses, Jean-Luc - donc.

Robert Willard
le 25/02/12

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 17:16

Bonsoir cher lecteur,

La vie de Dominique Strauss-Kahn évoque de plus en plus le destin pitoyable du Costa Concordia. Une petite erreur de pilotage a suffi à
 tout envoyer par le fond - et depuis, on n'en finit plus d'en sortir des cadavres. 

Aujourd'hui, il doit se défendre de proxénétisme (nous parlons de l'ancien directeur du FMI et quasi ex-futur président de notre République). Que dit-il ? Qu'il a la prostitution en horreur ! Que jamais il n'a fait appel à des prostituées ! Et que, comment saurait-il s'il a affaire à une pute ou à une baronne, dans une soirée où tout le monde est à poil (sic, ou presque) ?

Strauss-Kahn se veut "libertin" - ce qu'il n'est pas. Le libertinage ne se conçoit qu'avec esprit et panache - ce qu'il n'a pas. Ce n'est qu'un partouzeur - point.

Qu'il aille au diable.

Pendant ce temps, voilà Sarkozy qui nous la joue "proche du peuple". Il visite les usines, balance des vannes aux ouvriers et leur claque le dos. "Sois simple, décontracté et accessible", lui ont dit ses conseillers. Peine perdue : il a juste l'air couillon, faux-cul et inconvenant. 

Ainsi va notre démocratie.

De son côté Bayrou affirme la nécessité de créer un "ministère de l'Egalité". Ce garçon nous déçoit avec une constance qui force notre admiration, depuis le jour fameux où il gifla un galopin qui tentait de lui faire les poches lors d'une visite (préélectorale) de banlieue. Ce ministère, explique-t-il, veillera à mettre un terme à toute forme de discrimination dans notre pays : par le sexe, l'âge, les origines, les capacités physiques, etc.

Bayrou rêve manifestement d'un pays où rien ne saurait se décider, se faire et s'entreprendre qui ne réponde d'abord et avant tout au respect de quotas en tous genres - que son fameux ministère fixerait en toute clairvoyance et indubitable pertinence pour le bonheur de tous, bien entendu.

Bayrou est donc un crétin doublé d'un fou dangereux - nous nous rendons, navré, à cette évidence.

Aucune déception de ce genre à redouter avec Mélenchon : quelle mauvaise surprise attendre d'un ex-trotskiste soixante-huitard, promoteur de Maestricht, compagnon de Buffet, Besancenot et Bové ? Dont le premier geste en tant que président de la République serait de courir en Algérie clamer son amour du Maghreb, et combien Français et Maghrébins ont besoin, absolument, les uns des autres, pour s'épanouir pleinement et véritablement, riches de leur "culture commune" (sic) ?

(Jean-Luc est né au Maroc où il a vécu jusqu'à onze ans, de 1951 à 1962. Ca lui a un peu tourné la tête, manifestement.)

Toutes les bonnes idées qu'il peut avoir, il les a pour de mauvaises raisons.

Quant à Marine Le Pen, elle peine... à convaincre. Son programme social est à peu près clair. Mais son programme économique, et surtout sa conception de l'économie, sont flous. Et elle n'a pas rompu avec les guignolades qu'affectionnait son père, dans le style du "carton rouge" agité lors de son meeting de Lille. Ça manque de tenu. Ça ne fait pas sérieux. 

Et on se demande toujours si ça n'est pas volontaire.

Robert Willard
le 22/02/12
 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:32

L’affaire Syrienne s’envenime, cher lecteur.

On parle de l'envoi de casques bleus à Homs, qui est d'ores et déjà comparée à Sarajevo par certains commentateurs. Que se passe-t-il réellement là-bas ? Nous n'en savons rien. Nous lisons tout et son contraire à ce propos. Des reporters, qui sont allés sur place, disent que l' Armée Libre de Syrie protège la population des exactions des troupes régulières ; d'autres, qui reviennent du même endroit, rapportent que l' ALS terrorise la population, et perpètre elle-même les atrocités qu'elle impute ensuite aux soldats de Bachar.

Quoi qu'il en soit : qu'avons-nous à faire dans cette histoire, nous Français ?

Laissons de côté la justification humanitaire, défense des principes démocratiques et  toute cette rhétorique dont les manifestants yéménites, hachés menu par une répression impitoyable (en tous cas, présentée comme telle) déjà oubliée (cela ne date pourtant que d'octobre dernier), ont pu apprécier toute la valeur.

Oui, laissons de côté ce blabla bidon, et essayons de comprendre.

Nous avons regardé ces derniers jours un reportage animalier des plus intéressants, sur l’extraordinaire capacité d’adaptation du vivant face aux conditions environnementales extrêmes.

On y découvrait une espèce de poissons africains qui prospèrent dans certains lacs dont l’eau provient du ruissellement de montagnes environnantes. Cette eau est si bien filtrée lors de son périple au travers de la roche, qu’elle arrive presque parfaitement pure à sa destination finale – c’est-à-dire débarrassée de tous les micro-organismes animaux et végétaux dont se nourrissent habituellement les poissons. L’espèce qui a réussi à s’y développer néanmoins, survit grâce aux hippopotames qui s’y prélassent durant la journée – en mangeant leurs déjections.

Le documentaire nous proposait ainsi cette réjouissante image d’hippopotames évoluant gracieusement sur le fond lacustre, paresseusement rebondissant tels des cosmonautes parcourant la surface lunaire, chacun suivi d’une grappe de poissons, œil rond rivé sur leur trou de balle et guettant avidement l’arrivée de la selle nourricière – sur laquelle ils se précipitaient frénétiquement en un parfait synchronisme.

Les crétins se moqueront de ces poissons merdophages. Mais il n’y a pas de merde qui tienne pour un poisson : il y a seulement ce qui se mange, et ce qui ne se mange pas. Ceux-là ne se trompent pas sur ce qu’ils avalent.

La France lèche-cul des Américains, si.

Car, de quoi s’agit-il en Syrie ? Probablement, d’une étape dans la conquête complète des Moyen et Proche Orient par les Etats-Unis, qui sera achevée par la destruction, ou la neutralisation politique, de l’Iran. Cela, au double détriment de la Russie qui perdra ses derniers alliés dans la région, et de la Chine, qui compte beaucoup sur l’approvisionnement en pétrole iranien.

Collés au train de l’hippopotame américain on trouve deux sortes de poissons-lécheurs : des vrais, qui ont l’estomac conçus pour digérer n’importe quoi (les Anglais), et des faux, sortes de poissons-couillons, qui après avoir bien fait reluire le fion du pachyderme, seront quittes pour une indigestion carabinée et une ruade dans la poire en guise de remerciement (les Français).

Les Français se sont toujours fait avoir par les compères anglo-saxons dans ce genre de compétition - spécialement depuis 1918. Les Rosbifs se sont gardé la meilleure part de l'empire ottoman lors de son découpage via les accords Sykes-Picot (1916), après quoi ils n'ont cessé de fomenter troubles et agitation sur les territoires sous administration française (Liban, Syrie). Les Américains, eux, ont très efficacement travaillé à nous éjecter d'Algérie et de nos colonies africaines (avec l'aide, dans certains cas, des Israéliens).

Sarkozy espère-t-il être plus malin que ses prédécesseurs, et retirer quelque profit de sa participation au "printemps arabe" ?

En fait, nous espérons qu'il l'espère - et qu'il ne fait pas cela uniquement par américanisme amoureux et idiot (ce dont nous l'imaginons capable, aussi incroyable que cela puisse paraître).

Mais Sarkozy faisant mieux que De Gaulle sur ce chapitre n'est pas chose raisonnablement envisageable.

Plus probablement, donc, nous n'y gagnerons RIEN DU TOUT, qu'un double bras d'honneur anglo-américain et un tenace goût de merde dans la bouche.

Robert Willard
le 13/02/2012

 

 

 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:59

François Hollande a promis de mettre fin au "contrôle au faciès" pratiqué par nos policiers.

Bon.

Admettons que la sur-représentation d'une certaine catégorie de la population, facialo-typée, parmi les résidents carcéraux, soit une pure légende - un de ces bobards malveillants dont sont coutumiers certains crypto-néonazis de la fange politique française.

Admettons.

Dans ce cas il est évident que le contrôle au faciès des policiers n'est pas justifiable et doit cesser au plus vite.

Et nous invitons François à pousser plus avant sa dynamique de réforme, en interdisant aussi aux tenanciers de bars et restaurants, de contrôler facialement leurs clients. Plus exactement, nous l'invitons à lever l'OBLIGATION qui est aujourd'hui faite à ces tenanciers, de contrôler facialement leurs clients.

En effet ils ont légalement interdiction, sauf à encourir des peines allant jusqu'à la prison, de servir de l'alcool à quelqu'un "en état d'ébriété manifeste". Et comme ils n'ont néanmoins aucun droit de pratiquer un alcootest par la contrainte, leur seul recours en cas d'insistance du client et déni d'ébriété, est l'appréciation au faciès de son degré d'alcoolisation. Porte ouverte à tous les abus !

Il est grand temps que cesse cette inacceptable discrimination à l'encontre des gens un peu rouges, puant de la gueule et débitant des conneries incohérentes !

Car il y a mille raisons d'être rouge à un moment ou à un autre, sans avoir bu quoi que ce soit, et pour ce qui est de puer de la gueule, qui est à l'abri ? Mmmh ?

Quant à débiter des conneries incohérentes...: SI SEULEMENT c'était réservé aux poivrots !

Allez François, comme tu dis : le changement, c'est maintenant !

Robert Willard
le 08/02/2012

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:56

Bonsoir cher lecteur,

Le chiffre magique de six mille morts en Syrie est apparu dans les médias. Sous entendu : morts "manifestants", puisque, en l'absence de précision (laquelle n'est jamais donnée), quelqu'un qui meurt en Syrie aujourd'hui est, à priori, un manifestant.

Ce chiffre avait sonné l'entrée en piste du maître-bouffon BHL dans l'affaire Libyenne (rapidement suivi de toute la troupe de l'OTAN). Le verrons-nous bientôt à Homs, toute chevelure déployée, et immaculée chemise soigneusement déboutonnée, prendre bouche avec les représentants du "Conseil National Syrien" ?

Probablement pas tout de suite. Bachar n'a pas l'air de mollir, et il le fera encore moins maintenant que Chine et Russie ont réaffirmé leur opposition au plan occidentalo-arabe.

La Chine rechigne au motif qu'il s'agit d'une ingérence caractérisée dans les affaires intérieures d'un Etat souverain - ce qui est interdit par la charte onusienne, rappelle-t-elle - trait d'humour à savourer comme il se doit, venant de qui il vient, et s'adressant à qui il s'adresse... (Cela dit, Les Tibétains peuvent témoigner de ce que la Chine n'a jamais été favorable aux velléités d'ingérences occidentales).

La Russie défend son allié historique local, reliquat, avec l'Iran, de sa zone d'influence proche-orientale du temps de la splendeur soviétique.

Iran qui est, de plus en plus évidemment, la véritable cible de la réaction en chaîne dite "printemps arabe", de plus en plus évidemment aussi pilotée par le couple americano-israélien.

En résumé : les Etats-Unis (et Israël) veulent dégommer l'Iran et le cahotifier  comme l'Irak ; la Syrie est le dernier allié de l'Iran de la région ; Bachar doit donc sauter ; cela sera le prétexte à une nouvelle tentative de "révolution verte" en Iran (la précédente, l'année dernière, était largement prématurée) ; cahos. Pas glop pour la Chine qui a besoin du pétrole iranien (4ème producteur mondial), entendez un pétrole non contrôlé par les américains ; pas glop non plus pour la Russie qui serait complètement écartée du Proche-Orient. Donc glop-glop pour les amerloques.
 

 Voilà. l'Angleterre vient de rappeler son ambassadeur de Syrie, ainsi que la France et quelques autres pays ayant intérêt à la manoeuvre, ou croyant avoir intérêt à la manoeuvre, ou ayant été contraints à la manoeuvre. Russie et Chine d'un côté, l'Amérique et ses lèche-culs de l'autre. Rien de nouveau sous le soleil.

(A propos du "chiffre magique" de six mille morts : à voir, ce très intéressant commentaire d'un journaliste qui a eu le mérite d'aller voir sur place de quoi il retourne.) 

Robert Willard
le 08/02/2012  

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:19

Bonsoir cher lecteur,

Aujourd'hui nous vous proposons, en exclusivité mondiale, l'enregistrement pirate d'une conversation entre le candidat à la primaire républicaine Mitt Romney, pieux mormon et richissime homme d'affaire, et ce qui semble être son plus proche collaborateur. Nous garantissons formellement la fidélité de la traduction. Pour le reste, ce sera sans commentaires :


"-Bon sang, Mitt, tu dois arrêter de déconner comme ça !

-Qu'est-ce que tu racontes, Tomy ? J'ai été parfait ! Je lui ai cloué le bec à ce péquenot ! Et tu as vu l'audience ? Un carton !

-Tu ne peux pas parier dix-mille dollars comme ça en direct dans un putain de débat télévisé, en te marrant !

-Mais.. C'était marrant !!

-Il y a au moins dix millions de types qui vivent des bons d'alimentation qui t'ont regardé ce soir-là...

-Te fous pas de ma gueule, Tomy ! Des bons d'alimentation ici, dans nos putains d'Etats-Unis d'Amérique ?

-Tu n'as encore pas lu tes fiches...

-La barbe avec vos fiches ! Elles sont écrites trop petit ! Ça fait dix fois que je le dis à cette gourde de Susan. Par le Christ, je l'aurais déjà virée si elle n'avait pas un aussi beau cul ! Tu sais comme j'ai l'air con avec des lunettes ? Quant à me faire opérer, c'est contraire à la sainte loi de notre seigneur Jésus-Christ, et l'anesthésie pourrait me provoquer une chute de cheveux. Tu ne voudrais pas que je porte une moumoute ?

-Oh, Mitt...

-Ok, ok. Vas-y, termine avec tes bons d'alimentation.

-Il y a plus de quarante millions de personnes qui bouffent grâce  à ces bons dans ce pays, Mitt.

-La vache ! Quarante millions, tu dis ? Tu es sûr ?

-Sûr, c'est les stat' officielles du Département de l'Agriculture.

-C'est le Département de l'Agriculture qui gère ça ?

-Ouais.

-C'est marrant, non ?

-Non Mitt, ça n'a rien de marrant ! Merde, ces gars-là ont moins de mille-huit-cents dollars [1380 €, NDLR] par mois pour vivre, à quatre !

-Ils sont si mal payés au Département de l'Agriculture ? Tomy, il faut communiquer là-dessus !

-Je te parle des quarante millions !!

-Ah ! Bon sang, quarante millions ! Mille-huit-cents dollars !

-Tu comprends qu'avec ton pari à la con, tu ferais bouffer une famille de quatre personnes pendant trois ans ?

-Non.

-Comment, "non" ?

-Tu m'embrouilles avec tes foutus chiffres, Tomy ! Et tu vas me faire louper la messe. D'où sortent ces putains de trois ans ?

-Les bons d'alimentations représentent trois-cents dollars par mois pour une famille de quatre personnes. Dix-mille dollars, ça fait environ trente-six mois, donc environ trois ans. Tout ça est sur tes fiches, bordel !

-Incroyable !...

-Ah !

- ... J'aurais jamais cru qu'on pouvait bouffer à quatre pendant un mois avec trois-cents dollars ! C'est même pas ce qu'on a claqué par tête de pipe hier soir au resto ! Bon sang, Tomy, il faut communiquer là-dessus : ces restaurants de Manhattan nous prennent vraiment pour des pigeons ! Dis à Bart de me faire un topo pour mon passage sur CNN lundi. Je file, je vais rater le sermon."

Robert Willard
le 03/02/12

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:46

Bonsoir cher lecteur,

Les bidons de ce pauvre Francesco (Schettino) ne s'arrangent pas. La danseuse (?) Moldave - en fait : Moldavo-Roumaine -  qui avait témoigné en sa faveur après le naufrage, semble avoir renversé la vapeur : à présent elle clame son amour pour l'intrépide comandante, et affirme s'être trouvée en sa compagnie sur la passerelle de commandement au moment du crash, en complète infraction avec le règlement.

Des aveux qui risquent bien d'envoyer par le fond le couple de Francesco, et sa liberté pour les années à venir ; sa réputation, elle, avait depuis longtemps atteint les profondeurs abyssales, où règnent la nuit perpétuelle et les crevettes aveugles ( C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est l'amer qui prend l'homme, tintintin ! ).

Les pla-boys se suivent dans l'actualité, et ne se ressemblent pas.

Tandis que Schettino n'en finit pas de payer ses séances de moldavo cariola  et de rumeno trotto (les initiés auront identifié la légendaire brouette moldave et le toujours délicat trot roumain), voici venir sur le devant de la scène médiatique l'incomparable Mitt Romney, candidat des élections primaires américaines face au non moins stupéfiant Newt Gingrich.

Nous sommes fan de Mitt, cher lecteur.

Certes, Newt ne laisse pas indifférent, mais principalement du fait qu'il semble totalement impossible qu'un type avec un physique et un nom pareils soit jamais président des Etats-Unis d'Amérique. On admire sa candidature comme l'exploit sportif d'un handicapé : la compassion gâche un peu la fête.

Avec Mitt, on est sûr de n'avoir, à aucun moment, un quelconque sentiment de pitié. On peut être emballé au premier degré, franchement, en toute bonne conscience. Il est reposant, d'une certaine façon. Une vraie belle gueule de président américain, la dent blanche, le poil brillant et la mâchoire carrée. Et riche ! Fortune faite dans la gestion d'un fonds de placement, s'il vous plaît !

Et par dessus tout, d'une franchise qui n'a pas été vue en politique depuis... Hey ! A-t-elle seulement jamais été vue ?

Mitt Romney est plein aux as, rappelez-vous - une fortune estimée à environ deux-cent cinquante millions de dollars. A ce niveau, n'importe qui a depuis longtemps perdu de vue la réalité de la vie du quidam moyen - qui plus est quand cet argent a été gagné par la spéculation financière. Oui, Mitt plane à douze mille feet au dessus des problèmes du populo, mais il ne s'en cache pas !

Admirez avec quel naturel il parie DIX-MILLE dollars avec son interlocuteur au cours d'un débat télévisé en direct, en ajoutant bien "pour le principe", comme nous le faisons quand nous parions dix euros !

Et comme il parle simplement des sommes qu'il gagne par an en tant que conférencier : "Pas grand chose : environ trois cent-cinquante mille dollars."

Et comme il plaisante avec un groupe de chômeurs, en déclarant qu'il est chômeur lui aussi, et qu'il active son réseau pour décrocher "un certain job" (on l'imagine ponctuant cette bonne blague d'un clin d'oeil amical).

Et comme il se déclare "peu inquiet pour les plus pauvres", parce qu'ils ont des "protections sociales"!

Oui cher lecteur, nous sommes vraiment fan de Mitt Romney. Enfin un homme politique qui avance à visage découvert ! Qui n'a strictement rien à foutre des soucis du commun, qui ne les imagine même pas, et le montre à grand renfort de débats télévisés, interviews et meetings. Qui viendra encore dire que tous les politiciens sont des menteurs ?

Sacré Mitt !

Robert Willard
le 02/02/2012

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