Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 22:30

Laurent Fabius : homme politique français, dont la seule particularité remarquable reste à ce jour d'avoir été, il y a trente ans, le plus jeune premier ministre de la Vème République. Actuellement ministre des affaires étrangères par la grâce du changement-c'est-maintenant. Semble décidé à y surpasser Juppé par son impéritie et Kouchner par son agressivité.

 Fabius, donc, a déclaré récemment que l'utilisation par Bachar El-Assad d'armes bactériologiques et/ou chimiques contre l'"opposition" lui vaudrait une "réponse [internationale]immédiate et fulgurante". Interrogé sur la mise en action de cette réponse internationale, notre ministre a laissé entendre que, compte tenu de la nature des armes en question, il était envisageable d'éventuellement s'affranchir d'une résolution onusienne (probablement vouée à être bloquée par les Russes et les Chinois, comme depuis le début des troubles en Syrie).

Cela fait plusieurs fois déjà que cette question des armes chimiques est évoquée par la coalition anti-Bachar, et l'on voit bien qu'elle est progressivement et délibéremment montée en épingle (Bachar n'a jamais menacé d'user de ces armes contre ses ressortissants). La voilà maintenant clairement déclarée casus belli, comme le furent il n'y a pas si longtemps les "armes de destruction massive" irakiennes.

Et nous voilà redoutant de bientôt voir un Fabius tragique et triomphant, agiter à la tribune de l'ONU une fiole d'échantillon de "gaz toxique", prélevé sur un stock de munitions bacharien capturé par un commando de l'ASL - oui, cher lecteur, vous l'avez compris, ce même genre de fiole que Colin Powell brandit en cette même tribune onusienne, en prétexte (et préambule) à l'invasion de l'Irak.

Oui, nous sentons venir cette manoeuvre. Elle est grossière, mais les précédents tout aussi énormes sont innombrables : quand l'Etat ment, il fait rarement dans la dentelle.

Les anti-Bachar ont désormais défini le prétexte, et posé le cadre d'une intervention "légitime" avec ou sans accord de l'ONU, permettant de court-circuiter le blocage russo-chinois. Tout dépendra du degré de fermeté dont fera montre la Russie dans son soutien à son allié syrien : s'il faiblit un tantissoit, gare au brandissement de fiole.

Robert Willard
le 31/08/2012




Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 16:48


"BHL, Oh BHL, mon phare, mon guide, ma boussole..." (extrait d'une balade serbe)

Et oui, cher lecteur, BHL est bien une sorte de boussole. Une boussole d'une exceptionnelle fiabilité (reliability, en anglais), d'une précision inégalée - un authentique bijou, digne de figurer aux côtés des meilleurs chronomètres suisses.

Une boussole qui nous indique depuis quarante ans, sans la moindre défaillance, le plus petit écart, le plus infime glissement, avec une permanence quasi minérale, TOUT ce qu'il ne faut PAS penser, PAS faire et PAS dire.

Prenez l'oeuvre de BHL, écrite et discourue ; inversez systématiquement le sens de tout ce que vous y trouvez d'intelligible ; vous obtenez la recette du paradis sur Terre.

Les marins avaient l'Etoile Polaire: les cons ont BHL.

Vous connaissez bien sûr ses exploits et prises de positions dans les conflits qui ont touché les Balkans, l'Afrique Noire, le Moyen-Orient et le Maghreb. Vous avez pu voir ses cols de chemises toujours pointant, avec une sûreté infaillible, la Voie de la Connerie Optimale (Optimal Crap Path).

Mais peut-être avez-vous loupé le dernier en date : son soutien affiché (Evidemment : que n'affiche pas BHL ? BHL est une affiche.), son soutien affiché, donc, aux Pussy Riot - ces punks russes qui ont interrompu une messe en la Cathédrale du Christ Saint-Sauveur de Moscou pour y beugler leur opposition à Poutine, prestement arrêtées et condamnées à deux ans de travaux forcés.

Bernard trouve la peine trop dure. Mais Bernard est une boussole, rappelez-vous. Qui sait lire cette boussole, comprend que la peine est telle qu'elle doit être - d'une part.

D'autre part, notre chevelu magnétique, si plein de mansuétude à l'égard de ces punkettes anti-Poutine et de leur vivifiant esprit contestataire, nous expliquera où était sa philosophique magnanimité lorsqu'il tenta, ivre de rage, de rosser son fameux "entarteur" un certain soir (resté fameux) d'interview télévisé.

A l'évidence, le dérangement de son brushing n'est pas à comparer au compissage public d'un chef de l'Etat doublé d'une profanation de lieu de culte (chef de l'Etat, il est vrai, notoirement anti-sioniste, et lieu de culte chrétien - mais cela n'a sans doute rien à y voir).

Enfin, n'oubliez jamais, JAMAIS, cher lecteur, que cet écrivaillon qui prétend "faire la guerre" au nom de la Liberté, est celui-là même qui vous INTERDIT d'émettre le moindre doute quant à la réalité de la Shoa telle que décrite officiellement, SOUS PEINE DE PRISON. 

Tout en se pâmant, ce criminel contre l'humanité, devant le Zadig de Voltaire, et les trésors d'humour et d'ingéniosité déployés par l'auteur pour contourner la... censure... royale....

Et une question à cent balles pour finir : que vaut le geste des Pussy Riot, sans le risque de la prison ?

Robert Willard
le 01/09/2012

http://www.bernard-henri-levy.com/une-bouteille-a-la-mer-du-web-pour-les-pussy-riot-article-de-maria-de-franca-la-regle-du-jeu-le-27-aout-2012-31560.html

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 20:39

Bonsoir cher lecteur,

Décidément l'heure est grave.

Nous ne voulons pas parler de l'affaire syrienne et de ses débordements au Liban, ni des démantellements des camps de Roms en France, ni de la vidéo du prince Harry empétardant une chaude luronne dans sa chambre d'hôtel.

Ni même de cet arrêté préfectoral Varois autorisant la chasse au loup, qui, semble-t-il, fait vraiment trop de dégât parmi les troupeaux de moutons de la région. (Le loup mange le bétail ??? Mais alors, ce serait pour ça que nos ancêtres se seraient fait ch... à l'éradiquer du pays ??? Waow, trop forts, les anciens ! )

Non, rien de tout cela ne nous a autant estomaqué, et  navré, que ce petit reportage diffusé dans le journal de 13h sur FR3 - consacré au nouveau "phénomène" des streetfishers (sic).
   
Le streetfisher, figurez-vous cher lecteur, est un "pêcheur des rues" : quelqu'un qui pêche exclusivement en ville, depuis les ponts ou les berges. Vous vous dites que, bon, quoi de neuf là-dedans, des gusses qui pêchent depuis les ponts et les berges en ville, on en voit depuis lulure, pas de quoi se l'envelopper d'une feuille de riz pour en faire un rouleau de printemps !

Mais le streetfisher n'est pas un simple pêcheur urbain depuis ponts et berges, lequel, et c'est à lui que vous pensiez certainement, fait, finalement, honnête pêche, bien qu'urbaine - avec patience, silence et grande économie de gestes, et volontiers contemplant et méditant comme il se doit.

Le streetfisher, ô détestable signe des temps, pêche EN MARCHANT. Sa ligne ne reste jamais plus de quelques minutes au même endroit : il lance, ça ne mord pas immédiatement, il repart. Il use de sa canne comme de sa télécommande, ou sa souris d'ordinateur. Zap, clic, le poiscaille doit rappliquer fissa sinon bye-bye !

Et le reportage de nous présenter une grande andouille en short et casquette sur une berge parisienne, streefishant fièrement devant la caméra, expliquant que, "statistiquement", si ça ne mord pas au bout de trois minutes, la pêche a toute les chances d'être mauvaise et qu'il convient donc de changer de "coup". Démonstration : flic  ! il balance sa ligne, attend quelques minutes (cinq secondes au montage vidéo, durant lesquelles il semble déjà s'emmerder), mais zob de poisson, floc ! il la retire et s'en va plus loin.

En voix "off" le commentateur nous révèle, manifestement réjoui, que le streetfishing allie le plaisir de la pêche à celui de la promenade, et nous comprenons bien, tout sous-entendu, que nous sommes prié de trouvé ça super et plein de ce sympathique esprit moderne soucieux de retour aux plaisirs simples en communion avec mon cul.

Et certes, à tout prendre, streetfisher vaut mieux que dealer.

Mais franchement, ô si cher lecteur, compagnon d'infortune en ce monde dérivant :

Si les pêcheurs se mettent à marcher, où allons-nous ?

Robert Willard
le 23/08/12

 

 

 

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:33

Bonjour cher lecteur,

Notre précédente publication nous a valu des commentaires perplexes qui  appellent un éclaircissement, toute plaisanterie mise à part.

Si, il est possible de multiplier à l'infini la valeur du PIB en promenant mutuellement nos chiens : le principe du croisé-compensé-obligatoire (C.C.O., ou Céco, pour les puristes) est de ce point de vue totalement imparable. Cela tient au fait que cet indice mesure l'activité économique, de manière tout-à-fait aveugle et purement quantitative - activité qui doit bien être distinguée de la création de richesse.
    
Et la seule croissance qui vaille, est celle reposant sur la création de richesse. Et celle-là, aucun dispositif Céco ne pourra jamais la faire apparaître là où elle n'est pas.

"Mais qu'est-ce que la création de richesse, Nom d'une pipe ?" vous demandez-vous sans doute, ô lecteur perspicace et frustré en vos interrogations par toutes ces émissions de vulgarisation, toujours survolantes et jamais n'abordant les vraies questions, s'entre-repassant ad nauseam le pontifiant Elie Cohen, jamais lassé de débiter ses cohenneries avec asiatique sourire perpétuel et petits sautillements sur sa chaise et coiffure inexplicable dont il faudra pourtant bien un jour qu'il nous dise pourquoi.

Oui cher lecteur : qu'est-ce que la création de richesse - voilà LA question dont tous les journalistes de la planète devraient bombarder politiciens et économistes, et par laquelle il faudrait leur couper le sifflet sitôt qu'ils parlent de "relancer la croissance".

Nous y reviendrons.

Robert Willard
le 14/08/2012

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 13:31


Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président,

Nous nous permettons de vous écrire, pauvre vermisseau de contribuable que nous sommes (le terme exact serait plutôt contribuant) - car nous pensons avoir la solution aux problèmes économiques et financiers que traverse notre pays.

A lire la presse et à écouter les journaux télévisés et autres émissions de vulgarisation, il nous est apparu que le maître obstacle à notre bonheur retrouvé est l'absence de croissance de notre PIB.

En  effet, TOUT semble se rapporter, directement ou indirectement, à la valeur de cet indice - en tout premier lieu le ratio ayant valeur quasi religieuse, nous voulons dire le rapport dette publique / PIB.

Beaucoup de décisions très importantes sont prises basées sur ce ratio, avons-nous compris. Les investisseurs institutionnels le consultent pour fixer leur politique et décider d'arbitrages -  qui influenceront directement les taux auxquels empruntent les états ; les spéculateurs essaient d'anticiper les décisions de ces investisseurs ; les agences de notation s'y rapportent pour l'élaboration de leurs "notes" dont vont s'inspirer investisseurs et spéculateurs. Il est le premier critère de comparaison de pays à pays (ramené, éventuellement, au nombre d'habitants).

Bref : Il est à l'économie ce que le thermomètre est à la médecine.

Et tel ce thermomètre fiché dans le fondement d'un tuberculeux, notre ratio a atteint un niveau symptomatique de graves dysfonctionnements - potentiellement létal.

Mais que faire pour le ramener à une valeur qui rassurerait la commauté économique tout entière, et ferait de nous une nation courtisée par les investisseurs et les industriels du reste du monde, et nous ouvrirait grandes et béantes les portes d'un avenir redevenu radieux, bien que socialiste ?

Nous n'ignorons rien des mesures que vous avez proposées et, pour certaines, déjà prises en ce sens, ô présidentiel président, si beau quand vous vous repentez, et viril dans votre mépris pour l'exactitude historique mais-c'est-un-autre-sujet ; nous savons ces mesures, donc, dont l'ambition affichée est de ramener le déficit public à 3% du PIB dès l'année prochaine.

Mesurettes, Monsieur le Président, avec tout notre respect ! Mesurettes !

Regardez-nous dans les yeux s'il vous plaît, ô vous si martial quand vous paraphrasouillez Zola - et écoutez bien.

Voilà ce que vous devez faire, cher Président :

-Vous devez interdire à tout propriétaire de chien, de promener lui-même son animal.

-Vous devez décréter obligatoire un minimum d'une promenade quotidienne par chien, trois-cents trente jours par an.

-Les promenades seront obligatoirement "croisées"  et "compensées": deux propriétaires de chien(s) s' échangeront leur(s) compagnon(s) poilu(s) (un chien sera promené deux fois en échange de deux chiens promené une fois, par exemple).

-Les promenades seront obligatoirement rémunérées à raison de mille euros, au forfait, par chien : les propriétaires des animaux promenés, donc, s'entre-paieront.

-Les revenus issus de ces promenades seront imposés au même taux que les transactions financières, soit 0.1%.

Quels résultats pour cette mesure, ô éminent réclameur du droit de vote pour les étrangers ?

Il y a huit millions de chiens en France, qui seront donc promenés trois-cent trente fois par an ; à raison de mille euros la promenade, il en sort deux mille six cent quarante milliards d'euros annuellement, qui viendront, abracadabra, s'ajouter à notre PIB, actuellement de mille-huit-cents milliards environ.

Le ratio dette sur PIB passera donc, en un an, à 1,2% - au lieu des 3% actuellement espérés cher Président.

Et, cerise sur le gâteau, l'Etat récupérera au passage 2,64 milliards d'euros de taxe (les 0,1%, souvenez-vous).

Il en coûtera au propriétaire de chien trois cent trente euros par an, soit un homéopathique vingt-sept euros cinquante par mois - en vertu du caractère croisé-compensé du dispositif, qui ne laisse réellement à la charge des maîtres contribuants-contribuables, que l'impôt de 0,1%.

Vous avez bien entendu immédiatement compris, cher Président, tout le parti qu'il est possible de tirer d'un tel dispositif croisé-compensé-obligatoire : il est quasi illimité. Nous n'avons d'ailleurs introduit l'impôt de 0,1% que pour ne pas vous froisser, vous si merveilleusement socialiste de partout : la promenade de chien n'étant guère délocalisable, gageons qu'il vous sera possible de l'exonérer purement et simplement sans que les hystériques Bruxellois y voient à redire. Ainsi la chose deviendra-t-elle totalement transparente aux finances de vos électeurs, sans le moindre préjudice quant au ratio.

Ratio dont vous deviendrez le maître absolu du jour au lendemain. Si vous souhaitez le voir à 0,12% plutôt qu'à 1,2%, il vous suffira, ô généreux dispensateur de retraites anticipées, de faire passer le coût d'une promenade forfaitaire de mille euros à dix-mille euros (à vue de nez) : compensé-croisé, tout le monde s'en fout !

Et la chose fonctionne tout aussi bien avec la tonte des pelouses de jardin, les gardes d'enfants, etc. Il est donc possible, par la diversification, d'éviter l'écueil de la fatale discrimination (à l'encontre des propriétaires de chien).

Nous ne demandons aucun droit d'auteur pour cette trouvaille, qui se situe pourtant, sur l'échelle des apports à l'humanité, entre la découverte de la roue et celle de la pénicilline.

Nous faisons cela pour la France, Monsieur le Président.

Bien à vous,

Robert Willard
le 01/08/12

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:18

Bonsoir cher lecteur,

Dimanche dernier François Hollande  a rempli, comme il était inconcevable qu'il ne le fasse pas, son devoir de commémoration. La mine grave et le sourcil froncé, en présidentielle douleur de repentance, il a affirmé que la "Rafle du Vel' d'Hiv'" était un "crime commis en France, par la France".

Dans la mesure où l'opération fut conduite par des gendarmes Français en uniforme et dans le plein exercice de leur fonction, obéissant aux ordres de leur gouvernement - la chose paraît en effet difficilement contestable.

Mais Henri Guaino l'a contestée - et vertement. Henri Guaino s'est dit outragé par la déclaration de notre président, car, à l'évidence, la "vraie France" n'avait rien à voir avec pareille saloperie : elle était, bien sûr, "dans le maquis", ou combattait dans les rangs de l'armée Leclerc. Bref : la vraie France, la seule, l'unique, c'était De Gaulle.

C'est ridicule, et très prétentieux.

Ridicule - vous aurez bien compris en quoi (la France en eût été réduite, donc, à quelques milliers d'individus : que diable devenaient les quarante millions restant ?). Et prétentieux, car sous-entendant que lui, Henri Guaino, aurait été "dans le maquis" - ce qui est toujours facile à dire lorsque l'on est né en 1951, et que l'on a fait toute sa carrière professionnelle dans le capiteux milieu de la haute administration économique et financière.

Et doublement ridicule et prétentieux lorsque l'on rapporte cette rodomontade à la position de St Exupéry sur ce même sujet - lequel se refusa toujours à ce jugement caricatural si typiquement politicien, au grand dam des gaullistes qui auraient tant voulu le rallier à leur étendard.

(Cinquante ans plus tard, le fils de De Gaulle, l'insipide et rancunier Philippe, en bavera encore dans ses Mémoires Accessoires (sic !))

(St Ex, rappelons-le, est mort au combat le 31 juillet 1944, alors commémoration demain s'il vous plaît merci.)

(Et nous contestons la légitimité du "maquis" comme symbole du courage résistant. Mais c'est un autre sujet.)

Oui Henri, que tu le veuilles ou non, la France a raflé les Juifs ce jour-là. C'est ainsi - et c'est véritablement une belle saloperie.

La question n'est pas là. La question est : allons-nous devoir chaque année, pour le restant des siècles, nous en flageller à la face du monde ?

Robert Willard
le 30/07/12

(A lire, relire et re-relire : les Ecrits de Guerre de St Exupéry, qui éclairent magistralement sa pensée, son rapport au monde et sa fin au combat. Bouleversant.)

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 06:33

Bonjour cher lecteur,

Il paraît que la grande majorité des moins de trente-cinq ans ne savent pas en quoi consiste la "Rafle du Vel' d'Hiv' ", dont on commémorait hier le soixante-dixième anniversaire.

La stupéfiante proportion de 25% des plus de soixante-cinq ans n'aurait "jamais entendu parler" de cet évènement.

Avoir dépassé soixante-cinq ans sans avoir "jamais entendu parler" de la Rafle du Vel' d'Hiv' nous paraît relever de l'exploit pur et simple : le sujet doit être abordé une bonne cinquantaine de fois par an par les médias - nous parlons des années sobres. Même le plus analphabète des bergers du Larzac ne peut y échapper ; ses moutons eux-mêmes connaissent l'affaire par coeur !

Bref.

En fait, nous sommes étonné de ce qu'une telle ignorance sur ce sujet ne soit pas encore interdite - et passible de lourdes sanctions, tout comme il est délinquant d'ignorer la loi. Cela viendra, sous une forme ou sous une autre, car les gardiens de la mémoire shoatiste, pour conjurer l'oubli naturel, sont condamnés à une perpétuelle surenchère.
Henri Poincaré-2
Mais assez avec ça. C'est une autre commémoration qui nous intéresse aujourd'hui - qui, elle, ne risque pas de faire les gros titres : nous voulons parler du centenaire de la mort d'un de nos plus grands hommes, génial esprit universel d'une exemplaire qualité d'âme - Henri Poincaré (L'Immense).

Henri Poincaré fut, entre autres, le plus grand mathématicien de son temps. Et selon toute vraisemblance, le véritable fondateur de ce qui deviendra, après plagia, usurpation et autres viles opérations d'enfumage scientifico-médiatique, la "Théorie de la Relativité Restreinte" d'Einstein.

Oui, nous voulons ici rendre hommage à ce géant, qui jamais ne condescendit à polémiquer avec le sournois et intriguant Albert - l'écrasant simplement de son silencieux mépris. Quel exemple, que cette intelligence vertigineuse, associée à un si noble caractère.

Et comme on aimerait le voir rappelé et célébré à sa juste valeur, avec, au moins, autant de moyens médiatiques que n'en sont déployés pour nous parler du "Vel d'Hiv'" (pour la dix-millième fois).

(Retour à cette affaire suite à agacement persistant : qui se soucie de ce que Clovis et Charles Martel aient été proprement virés des manuels d'Histoire de nos enfants ? Bon. Merde à la fin, avec ces contritions morbides, pourquoi pas joie et fierté  avec nos grands hommes ? )

Alors hommage à toi, ô Henri. Un jour viendra où quatre-vingts pour cent des moins de trente-cinq ans sauront  ton oeuvre et ton mérite.

Robert Willard
le 17/07/2012
(A lire et relire  : La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert : Histoire véridique de la Théorie de la Relativité , par Jules Leveugle)

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 10:35

Bonjour cher lecteur,

On lit tout et n'importe quoi à propos du récent emprunt de l'Etat français à un taux négatif.

Tout particulièrement - ce n'est pas une surprise - venant des guignols de la Piste aux Etoiles politique.

La tendance générale chez ces brasseurs d'air professionnels, est de considérer ces taux négatifs comme une bonne nouvelle, dont il convient de s'approprier le mérite. "C'est grâce au bilan de Nicolas Sarkozy !", tentent les uns. "C'est une marque de confiance des marchés dans la politique de François Hollande !", couinent les autres.

Jean-François Coppé, quant à lui, se montre gaillardement cumulard en inepties sur le sujet : il admet implicitement que des taux négatifs sont, en soi, une bonne nouvelle ; mais il prétent en atténuer la portée en rappelant que ces taux sont à très court terme, alors que les taux "longs", les plus importants, sont, eux, élevés, en valeur absolue et relativement à l'Allemagne - ce qui est doublement faux, absolument et relativement. Sacré Jean-François...

En vérité, cher lecteur, il n'y a nullement matière à se réjouir.

Ces taux négatifs signifient que les investisseurs souscrivant ces emprunts, paient l'Etat français pour lui prêter de l'argent. Comme on loue un coffre-fort pour y mettre ses biens à l'abri. Traduction : le contexte économique est tellement pourri et incertain, à très court terme, que désormais la simple garantie du capital déposé (ce qu'offre l' Etat) SE PAIE, net.

Notez bien que les banques sont sensées proposer elles aussi une telle garantie - mais elles n'inspirent plus guère confiance.

Par ailleurs, on imagine comme une telle situation peut inciter l'Etat à emprunter (en gagnant de l'argent, donc) - plutôt qu'à produire les impopulaires efforts nécessaires à l'équilibrage de son budget.

Pas vraiment de quoi fanfaronner.

Bob Willard
le 15/07/12
    
 

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 19:43

Bonsoir cher lecteur,

Peugeot va supprimer huit mille emplois en France.

« Inadmissible ! » Braille en chœur la nouvelle équipe de clowns fraîchement promue aux « responsabilités ». Arnaud Montebourg, en charge du très attendu Redressement Productif, déclare, avec l’air outragé d’un qui en fait une affaire personnelle, qu’une telle chose est inacceptable et que l’Etat fera tout pour que la direction de Peugeot revienne sur sa décision. Il a d’ailleurs déjà mandaté un expert (poil au derrière !) chargé de déterminer si ces licenciements ne sont pas de nature « abusive ».

Des « mesures de soutien » à l’industrie automobile sont évoquées.

Mesures de soutien de mes fesses, cher lecteur. Du viagra économique, tout au plus – de quoi provoquer un « redressement productif » aussi éphémère qu’une bandaison d’octogénaire. Sans préjudices d’effets secondaires calamiteux.

Mesures de soutien… De quel genre donc, Ô européistes névrotiques, Ô sombres pourfendeurs de barrières douanières,  Ô crétins protectophages ?

Une nouvelle prime à la casse ? Un nouveau bonus écologique ? Une prime à l’achat ? Une prime à l’intention d’achat ?

Une « allocation voiture » ?

Bah !

Ce n’est pas de soutien aujourd’hui dont cette industrie a besoin – c’était de protection, il y a trente ans. L‘économiste Ha-Joon Chang, de l’université de Cambridge, nous éclaire là-dessus d’un édifiant survol historique.

Les pairs politiques d’Arnaud ont exposé, ou laissé exposer, notre industrie à une concurrence sauvage et déséquilibrée durant des décennies – ce grand dadais en découvre aujourd’hui le résultat, dont il s’indigne à coups de menton et constipés trémolos médiatiques.

Des mesures de soutien,  Ô crémeux phrasouilleur.

Bah !

Bob Willard
13/07/12

        

 

 

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:02

Bonjour cher lecteur,

Quoi de neuf, depuis la dernière fois ?

Hollande est désormais notre président. Est-ce vraiment du neuf ? A peine. Ces alternances politiques changent les choses à la marge : pour les homos, qui pourront bientôt s'enfiler la bagouze devant monsieur le maire ; pour les smicards, qui vont se voir augmenter de 2% ; et pour les très riches, qui vont morfler dur, et semblent, du coup, en voie d'émigration massive.

Mais pour la classe moyenne à laquelle nous appartenons, ni pauvre, ni riche, ni homo, qui forme le gros des contribuables, rien de nouveau n'est à attendre, que traite, tonte et racket - simplement relabélisés et repackagés par la nouvelle équipe aux manettes.

C'est le Grand Cirque, vous vous souvenez ?

Ce qui est beaucoup plus nouveau pour nous, en revanche, c'est notre rythme de travail. Nous travaillons sept jours sur sept à rembourser l'emprunt que nous avons dû contracter... pour payer les frais du licenciement économique de notre cuisinier. Car en France, cher lecteur, l'entrepreneur dont la société est en difficulté et doit se séparer d'un salarié - est prié de s'acquitter de frais et indemnités diverses substantiellement supérieures à celles encourues dans le cas d'un licenciement non-économique (ou d'une rupture conventionnelle de contrat) !

Le résultat de cet ébouriffant dispositif fiscal, est que nous n'avons pas les moyens, et pour longtemps, d'embaucher un nouveau cuisinier, même moins payé. Il est aussi que nous réalisons nous-même l'installation du système de détection d'incendie imposé par la dernière norme hôtelière - faute de pouvoir nous offrir les services d'un artisan.

C'est-à-dire qu'au chômage de notre cuistot licencié, il ajoute celui du cuistot que nous ne pouvons embaucher, et celui de l'artisan que nous n'appellerons pas.

France, terre d'entreprise...

Bob Willard
le 02/07/12






Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article