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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 13:13

"Monsieur,

J'ai envie de vous aider.

Je partage la plupart de vos idées, pour ce que j'en connais.

J'apprécie votre style, harmonieux mélange d'intelligence, de pugnacité et d'élégance - même s'il gagnerait, à mon sens, à être un peu plus "mordant".

Certes, vous n'avez probablement pas besoin de moi pour rallier à votre cause les quelques malheureuses dizaines de millions de partisans qui vous font encore défaut. Mais à tout hasard, je vais tout de même vous faire une suggestion - fruit d'un agacement croissant à mesure que j'écoute vos pairs, et regarde toutes sortes d'émissions de vulgarisation (ou pas), à propos de la crise économique :

Il faut vous démarquer du langage préformaté de vos adversaires politiques. Tous parlent de "richesse" et "création de richesse" sans jamais définir ces notions fondamentales. Tous confondent allègrement la richesse avec les manifestations de la richesse (on n'est pas riche parce que l'on a des stades de foot : on a des stades de foot parce que l'on est riche).

Proposez une définition de la richesse. Exposez comment l'on crée cette richesse (comment un pays devient-il riche ?). SOYEZ PEDAGOGUE SUR CES QUESTIONS. Etablissez ce dont nous voulons être riches (ce qui s'appelle aussi faire choix de société). Ceci posé, proposez les moyens d'y parvenir. PRENEZ DE L'ALTITUDE - nom d'une pipe !

Soyez celui qui permettra la réflexion, en la rendant accessible à tous ceux qui sont découragés par l' incompréhensible sabir des économistes (lesquels camouflent ainsi, pour la plupart, leur propre incompétence quant aux questions sur lesquelles ils pérorent).

Vous avez entrepris, déjà, d'expliquer le scandaleux monopole de création monétaire abandonné aux banques privées. Sujet technique, mais ô combien fondamental !

Continuez dans cette voie ! EXPLIQUEZ ces choses de l'économie. Soyez celui par qui tout le monde pourra dire : voilà ce qu'est réellement la richesse, voilà comment on la crée, et voilà quelle richesse je veux que mon pays crée.

Trouvez le moyen de rendre ce discours attrayant. C'est évidemment possible, car tout le monde est intéressé par la notion de richesse. Ramenez Jacques Sapir dans vos rangs (Mélenchon, franchement, ce n'est pas sérieux !), enrôlez Frédéric Lordon !

Il y a pour le moment un vide sidéral en matière de pédagogie sur ce sujet.

Et vous ne l'ignorez pas : on écoute bien, celui qui explique bien.

Au plaisir de bientôt vous entendre à ce propos,

Bien cordialement,

Robert Willard"
le 03/10/12

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:26

Déception.

Frédéric Lordon n'a pas son pareil pour tailler dans le lard de la finance dé-réglementée. Nous nous régalons de ses billets, dont la forme comme le fond sont invariablement source de savoureuses dégustations et fertiles méditations. Mais il semble croire que les patrons réclament une plus grande flexibilité du travail uniquement dans le but de, sitôt acquise, licencier à tours de bras leurs salariés. C'est con.

Jacques Sapir produit une argumentation des plus solides, et lumineuses, en faveur d'un abandon sans délai de l'euro. Mais il est "Front de Gauche". C'est très con.

Emmanuel Todd est un remarquable analyste géopolitique, qui ne laisse jamais oublier qu'il est avant tout démographe - pour le plus grand intérêt de ses réflexions. Mais il peut aussi déclarer : « si vous êtes islamophobe en France, c’est que vous travaillez très consciemment à la destruction de votre pays ». C'est VRAIMENT très con.

Déception, oui. Mais lire quand même ces trois lascars.

Voire : DONC,  les lire.

Puisque de toute évidence, ils ne sont pas cons.

Eh !..

Robert Willard
le 01/10/12

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:06

20 milliards par-ci, 10 milliards par là... Peut-être un peu plus, ou un peu moins.

C'est la valse des milliards, cher lecteur. Le milliards est devenue l'unité de compte, désormais. Comme en astronomie.

D'ailleurs la similitude devient de plus en plus frappante entre un économiste discourant de la crise, et un astronome expliquant le Big Bang. Tous deux parlent péremptoirement de choses invérifiables, tous deux aiment vous entraîner dans des lointains nébuleux, gazeux et flous, où l'on peut soutenir tout et son contraire. Et surtout, tous deux adorent vous saouler de chiffres monstrueux (on dit aussi astronomiques) - avec toujours cet air stupidement fier, comme si le gigantisme qu'ils évoquent leur devait quelque chose.

Et ils remplissent leur discours de milliards comme on envoie de l'air dans une baudruche - c'est tout ce qui le fait tenir debout.

20 milliards par-ci, 10 milliards par là... Sûrement un peu plus.

Car ces sommes sont calculées sur la base d'hypothèses de croissance dont on sait déjà qu'elles sont farfelues, et d'hypothèses de taux d'intérêts (auxquels la France peut emprunter sur les marchés financiers), sur lesquelles il convient d'être extrêmement circonspect.

La France emprunte présentement à des taux qui ne reflètent pas l'appréciation réelle des marchés financiers (environ 2,5% pour le "10 ans"). Vous avez pu lire récemment que sur des échéances courtes, ils étaient même négatifs.

En fait, ces taux bas sont dûs pour une partie non négligeable à l'intervention de la Banque Nationale Suisse (BNS), qui, en achetant de la dette souveraine libellée en euros, maintient une pression baissière sur sa propre devise, le Franc Suisse (relativement à l'euro, donc).

Oui, c'est une donnée peu relayée sur les chaînes généralistes, car plutôt technique et franchement pas télégénique - mais qu'il faut tout de même bien connaître, cher lecteur, nous parlons ici de la vraie vie, pas du Big Bang, n'est-ce pas - et donc dans la vraie vie, le Franc Suisse a connu une grosse flambée avec la crise, car il est considéré comme une valeur refuge. Mais le Franc Suisse trop fort n'est pas bon pour les exportations suisses. Donc le gouvernement Suisse a annoncé que désormais, fini les conneries, la BNS interviendrait systématiquement sur les marchés pour maintenir le ratio Euro/Franc suisse au dessus de la barre de 1,20.

Et donc la Suisse achète de la dette en euro, principalement allemande et française. Et en quantité suffisante pour influencer sensiblement les taux d'intérêts - à la baisse (plus la dette est demandée, plus son rendement est faible), de notre dette nationale. 

Cette intervention fausse le marché de la dette
, car la motivation n'en est pas tant la qualité de la dette française et l'attrait qu'elle exerce, que la nécessité pour la Suisse de soutenir l'euro relativement à sa monnaie.

Chose qui ne va pas durer ad vitam aeternam bien évidemment. Le jour où cela prendra fin, en tout cas à cette échelle, nos taux d'intérêts remonteront.

Dans quelle mesure cela est-il intégré aux hypothèses ayant présidées à l'établissement de notre besoin en financement (les fameux 30 milliards) ? Mystère et fromage mou !

20 milliards par-ci, 10 milliards par là...

Robert Willard
le 29/09/2012

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 18:17

Sacré Jean-François !

Le voilà qui découvre le mépris dont les Français, et la France en général, sont l'objet de la part d'une certaine catégorie de population. Ô pouvoir décillateur des imminentes échéances électorales !

Aucun de vous n'est dupe, bien évidemment, chers lecteurs. Copé s'insurge contre le racisme anti-blanc, comme il vanterait les mérites du dernier dentifrice anti-carie purificateur d'haleine, ou de ce nouveau papier-cul quadruple épaisseur si doux pour votre oignon - ou n'importe quoi d'autre, dont ses conseillers lui auraient affirmé que c'était bon pour sa réélection. C'est un politicien. C'est son job.

Mais cela n'enlève rien à la réalité de ce racisme anti-blanc.

Tout le monde sait depuis longtemps cette réalité, en dehors, bien sûr, des hautes sphères politiciennes, dont les agents sont peu dérangés par le ramadan de leurs voisins ou les relents de cuisines épicées - en dehors de ces hautes sphères, donc, et bien entendu de SOS Racisme et ses satellites associatifs, pour lesquels, définitivement et sans que le débat soit seulement à envisager, les seules et uniques victimes recevables du racisme sont noires, arabes et juives (certains ajoutent les femmes à la liste, et c'est tout à leur honneur de nous indiquer par là, si franchement, leur niveau de connerie (nous ne serions pas allé chercher si haut)).

Conçoit-on une statue à la gloire d'un Blanc (quel qu'il soit) donnant un coup de boule à un Algérien (quel qu'il soit aussi),  érigée sur le parvis du Centre Pompidou ?

Rien que l'idée vous tord de rire, ô lecteur aux yeux ouverts. Vous imaginez comme nous les hurlements d'horreur des sos-racistes, le monumental tollé des "associations" - vous en avez eu un aperçu à l'occasion des caricatures de Charlie Hebdo.

Mais au moment où vous lisez ces lignes, une statue de ce genre trône bel et bien sur ledit parvis - sauf qu'elle représente le Franco-Algérien Zidane assenant son fameux coup de tête à l'Italien Materazzi. L'auteur de cette chose, incidemment, est Algérien.

Nous attendons avec impatience la réaction de Jean-François sur cette affaire.

Robert Willard
le 26/09/12


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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:54

Nous sommes grippé - et de mauvaise humeur, cher lecteur.

Il fait un froid glacial, il souffle un vent à ne pas mettre Elie Cohen dehors - et il pleut.

Sans doute de mauvais poil lui aussi, Montebourg ("ministre des soins palliatifs", comme disait drôlement, et si justement, je ne sais plus qui) entend se colleter avec Facebook, qui aurait diffusé librement des messages personnels (les usagers de FB comprendront, pour les autres, tant pis).

Voilà un homme de terrain ! Si vous trouvez que votre boulanger fait un pain dégueulasse, appelez Arnaud, il va lui sonner les cloches fissa !

Ce garçon n'a donc rien de plus urgent à faire pour redresser productivement le pays ? Qui va le poursuivre, lui, pour gaspillage de temps ministériel, donc de deniers publics, à s'occuper de conneries pareilles ?

Mais nous nous emportons - les effets de la fièvre sans doute. En vérité, Arnaud travaille, et dur, à sortir la nation de la crise. Pour preuve, ce magnifique accord conclu avec le Qatar, pour aider nos "territoires déshérités" via un fonds franco-qatari. Oui, vous avez bien lu cher lecteur : le Qatar va financer, avec la bénédiction de notre gouvernement, les "entrepreneurs" de banlieues difficiles - et cela bien sûr, n'en doutez pas, sans la moindre arrière-pensée communautarisme.

Le Qatar nous offre une idée assez claire de son idéal sociétal avec ce qui se passe en Syrie - où l'on peut voir à l'oeuvre tous les bienfaits de son "financement", et à quels charmants humanistes il profite. 

Chaque centime accepté venant d'un tel pays, pour un tel projet, est un crime contre la Nation.

Autre nouvelle qui nous a mis en joie : le projet de loi touchant le mariage homo, aurait pour conséquence collatérale la possible disparition des notions légales de "père" et "mère" telles que nous les connaissons. Nous vous laissons découvrir ici le détail de la chose - sur laquelle nous passons vite, étant déjà suffisamment nauséeux.

Et finissons par le dernier billet de notre grand ami BHL, ce géant de la pensée, qui est à l'esprit ce que Petrole Hahn est au cuir chevelu.

Plus consternant que jamais quant au style, Bernard nous y révèle la campagne d'intoxication dont sont victimes les Juifs en général, et Israël en particulier, avec l'affaire du film anti-islam. Furieux, il s'en prend aux médias qui ont relayé sans contrôle ni vérification d'aucune sorte, le mythe du cinéaste "israélo-américain" financé par des juifs, désignant ainsi, d'un même coup, la judéité dans son ensemble et les Etats-Unis d'Amérique en particulier, à la fureur musulmane. Alors que le réalisateur du film est en réalité Copte, et que ses comparses sont des "fondamentalistes chrétiens" aidés "sans doute" d'un "escroc" et d'un "auteur de films pornos". Merde alors !

Admirable Bernard ! Ce garçon, vraiment, ne nous déçoit jamais. Vous accusez un juif d'avoir fait le coup ? Pas du tout, c'est un producteur de porno chrétien intégriste. Quel art du contre ! Quel fulgurance dans la riposte !

Du Claussewitz !

Comprenons-le, il a un statut à défendre : d'habitude, c'est LUI qui désinforme et manipule, c'est à SES lèvres que se suspendent journalistes et hommes politiques (Ses jérémiades sur les dégâts causés par la désinformation et la difficulté à les réparer, sont un pur délice. Comme il maîtrise bien, pour une fois, son sujet ! ). D'où son billet. Dont on ne doutera pas une seconde qu'il repose sur des informations, elles, dûment vérifiées, fruits d'enquêtes et investigations rigoureusement menées par les meilleurs professionnels (les mêmes qui ont apporté la preuve des armes de destruction massives irakiennes, ou des attaques au gaz toxiques de Bachar contre les rebelles ?).

Besoin d'un Fervex.

Robert Willard
le 24/09/12



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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:56

Cher SuperNo,

Voilà un petit moment que je vous lis, et apprécie, au point d'avoir fait figurer le lien vers votre blog sur le présent mien.

Il est néanmoins un point sur lequel je vous trouve parfaitement insupportable - très obtusément "No" et pas du tout "Super" : c'est votre manière cégétiste, au pire sens du terme, de parler des "patrons".

Pas plus tard que dans votre dernier billet nous les retrouvons
fourrés, pour la énième fois, en compagnie de la "finance" et du "libéralisme" - en une de ces charrettes digne des convois qui alimentèrent, avec un minimum de discernement, la guillotine révolutionnaire.

Il faut arrêter de déconner avec les "patrons", monsieur SuperNo.

Si vous parlez des guignols du CAC40 aussi grassement rémunérés qu' incompétents, qui ont tout de politiciens et absolument rien d'entrepreneurs, merci de ne pas les appeler "patrons" : donnez-leur un nom qui ne prête pas à confusion, nul doute que vous saurez trouver. En somme, évitez ce fameux amalgame que vous dénoncez par ailleurs si vigoureusement, lorsqu'il sanctionne d'autres catégories de la population. Et ne laissez pas croire que vous conchiez, d'un même étron, les touristes dorés des grands conseils d'administration et les entrepreneurs des millions de PME-TPE qui sont la véritable force vive de la nation.

Les patrons en ont marre d'être traités comme de la merde dans ce pays, monsieur SuperNo, présentés comme des exploiteurs cupides n'ayant pour seul joie dans la vie que licencier leur personnel - et priés d'expier en silence, en acceptant d'un fondement repentant toute bastonnade du fisc et sodomie du droit du travail.

Cette détestable mentalité risque d'user leur patience, et de les pousser massivement, en ces temps troublés, à aller entreprendre sous d'autres cieux. Car la vraie menace est là pour notre pays, bien plus que dans l'exil des super-riches pour raisons fiscale : c'est l'exil des entrepreneurs, pour raisons de reconnaissance (laquelle passe, entre autre, bien évidemment et encore heureux, par gagner plus d'argent à effort égal).

Et toutes les  tirades syndicalo-démagogues sur la pseudo-dégradation de la situation des employés relativement aux employeurs n'y changeront rien.

Je suis patron, j'ai trois salariés : ils me coûtent chaque année plus cher - et quant à licencier dans le respect du droit, c'est si long et si ruineux... que je n'embauche plus. Voilà la réalité du vrai monde de l'entreprise en France, cher SuperNo, vécue de l'intérieur et non pas le fruit d'études statistiques auxquelles, vous nous l'avez assez montré, on fait dire ce que l'on veut.

Et donc s'il vous plaît m'sieur Super, PAS D'AMALGAME.

Ou alors, va falloir dire pourquoi.

Bien cordialement néanmoins,

Robert Willard
le 22/09/2012 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 14:51

 

Nous revenons de chez le coiffeur, cher lecteur.

Il devrait être interdit aux coiffeurs de puer de la gueule. Surtout quand, de petite taille, ils ont, eux debout et vous assis, le bec au niveau de votre nez.

Car vous n'avez aucun moyen d'échapper aux miasmes du petit coiffeur puant de la gueule. Ses bras trop courts le contraignent à se coller à vous pour officier, et l'inconfort de sa position, coudes relevés, le fait rapidement souffler plus que de normal - quasiment, donc, à bouche-portante, dans vos narines.

Contraint à une rigoureuse immobilité durant la coupe, toute esquive vous est impossible - le seul répit, relatif, survenant lors du traitement de l'arrière du crâne. Relatif, car à la nuisance proprement olfactive - qui n'en est alors qu'atténuée - se substitue la terrible caresse de l'haleine tiède et fétide sur la nuque fraîchement mise à nue (et pour ainsi dire offerte).

Le supplice frise le paroxysme lorsque, petit et puant de la gueule, le coiffeur est de plus bavard.  

Ce qui n'est pas si rare.

(Soucieux d'épargner les âmes délicates, nous n'évoquerons pas ici le petit coiffeur puant de la gueule, bavard et auréolé des aisselles, qui, coudes relevés et occupé à vous désépaissir le sommet, évoque par trop les pires heures de la question inquisitoriale. Notre coiffeur, qui est une coiffeuse, est heureusement irréprochable sous cet angle - mais seulement sous cet angle.)

Une bonne nuit à vous,

Robert Willard
le 20/09/12

 


 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 06:07

Bonjour cher lecteur,

Razzia sur le Charlie Hebdo hier - les stocks sont épuisés et le numéro sera de nouveau en kiosque vendredi (nous nous sommes cassé le nez dans notre librairie, à à peine 9h00...).

Quesaco ? Il nous semble évident que nos concitoyens ne sont pas subitement devenus  des kiffeurs fous de caricatures du prophète - d'autant que les dessins en question sont de qualité graphique et humoristique plutôt médiocre, voire nulle. 

On comprendra beaucoup mieux ce qui se passe si on le voit comme la manifestation du ras-le-bol général concernant l'islam et tous les problèmes d'importation que nous lui devons - en fait, comme la seule manifestation de ce ras-le-bol que la loi ne punit pas encore.

Achetez Charlie Hebdo, cher lecteur. Car les occasions de s'exprimer aussi clairement sur cette question sont rarissimes - et nous gageons qu'elles seront bientôt purement et simplement illégales.

Voilà pour cette affaire.

Quant à la nouvelle polémique relative aux OGM... Qu'est-ce que c'est que cette connerie ?

Nos chercheurs auraient donc attendu 2010 pour entreprendre de tester des maïs OGM sur des rats ??? Et pourquoi n'observe-t-on pas d'hécatombe aux Etats-Unis, où le maïs OGM est couramment consommé depuis 1996?

Cette histoire n'a ni queue ni tête, contrairement à ces rats tumorés sortis du chapeau. Il est urgent d'attendre d'en savoir plus - avant de lâcher Bové et ses sbires faucheurs dans les plantations trans.

(Nous ne sommes pas spécialement pro-OGM. Nous sommes surtout anti-cons. Et notre impression est que les OGM sont traités avec autant de raison, que ne l'étaient les chats noirs au Moyen-Âge.)

Bob Willard
le 20/09/12

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:53

Bonjour cher lecteur,

Une pensée pour Pierre Mondy avant toute chose, à qui nous devons quelques belles heures de cinéma et de théâtre. Notre côté fluide glacial et coussin péteur s'est particulièrement réjoui de sa participation à la "7ème compagnie" - petite perle du genre, aussi peu prétentieuse que divertissante, et délicieusement désuète.

Et certes sa carrière est riche d'autres prestations beaucoup plus prestigieuses - mais si nous avions tant d'affection pour lui, c'était bien grâce à cette trilogie éminemment franchouillarde de Robert Lamoureux.

Car oui, cher lecteur, nous rions volontiers de choses peu raffinées. Un simple pet peut nous mettre en joie. Une glissade sur une peau de banane. Et toutes sortes de farces et attrapes pour fins de noces et banquets. Et nous plaignons sincèrement ceux qui restent imperméables à cet humour grossier, qui nous semble aussi nécessaire au bien-être qu'un bon transit intestinal.

Mais bref. De songer à Pierre Mondy nous a renvoyé, par un mouvement réflexe de notre esprit contrarien, à BHL.

Nous avons évoqué ce penseur capillaire il y a peu, c'est vrai, et nous redoutons de vous lasser, ô mémorisant lecteur. Mais outre qu'il est l'incarnation presque parfaite de l'anti-Mondy, nous ne pouvons pas ne pas vous faire part de sa récente analyse (ici) touchant la périlleuse situation de l'euro.

L'euro est foutu, prédit-il, si l'union politique européenne ne se fait pas rapidement. Et de citer une série de pertinents exemples historiques, d'unions monétaires ayant capoté faute du ciment politique indispensable. Bien entendu, il faudra alors s'attendre au chaos, retour à la barbarie, balablabla...

Voilà qui doit vous aider à y voir plus clair à ce sujet, si tant est que vous ayiez enore eu des doutes.

Car rappelez-vous que BHL est une boussole pointant infailliblement la Voie de la Connerie Optimale. Et que pointe-t-il présentement ? Renforcement de l'intégration politique européenne pour sauver l'euro, sous peine de chaos et "sortie de l'Histoire" (sic).

Il est donc urgent de déconstruire l'intégration politique existante, et de mettre fin à l'euro - pour renouer avec la prospérité et l'avenir historique des nations européennes.

(On notera que Bernard est dans la droite logique des créateurs de l'euro, qui n'ont toujours vu dans la monnaie unique qu'une arme d'intégration politique massive : soit elle donnait la victoire économique à l'Europe, et par là créait les conditions d'émergence d'une politique commune dans la joie et l'oppulence générale - soit, telle une banque pourrie "too big to fail", on était de toutes manières contraints à assurer sa survie, laquelle passait ... par l'intégration politique. (Ce qui s'appelle l'avoir in the baba.))

Merci, ô BHL, Lumière des Crétins, Phare des Andouilles, merci, ô Sextan des Couillons, de nous avoir ainsi éclairé sur cette route si pleine de sirènes fatales, récifs perfides et courants sournois. Nous pouvons aller désormais, sûrs et confiants.

Hardi mes frères : Europa delenda est !

(Et  ceci pour les inconditionnels de la 7ème compagnie).

Robert Willard
17/09/12

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 21:24

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