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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:03

Notre expérience de racolage n'a rien donné de probant, cher lecteur (cf. notre précédente chronique).

C'est tant mieux, car il nous serait difficile de caser le mot "sexe" en titre de chacune de nos chroniques.

Et cela nous permet de croire que l'exceptionnel afflux de visiteurs avant-hier était peut-être dû, finalement, aux vertus accrocheuses de notre titre "BHL en Libye ou l'Arme d'Intoxication Massive" - allez savoir.

Quoi qu'il en soit : bref.

Xavier Bertrand nous livre sa réaction au sondage donnant Marine Le Pen vainqueur au premier tour des élections présidentielles de 2012 : selon lui, l'évènement fait partie d'une "vague de populisme" touchant toute l'Europe. Et pourquoi cette vague ? Il nous le dit : "Parce que la crise n'est pas finie." Et d'ajouter que si le FN était susceptible d'y apporter des solutions, "ça se saurait".

Et justement, non : comment le saurait-on ?

En revanche la complète nullité, en cette matière, de la famille politique de Xavier Bertrand, nous a très clairement été démontrée ces dernières années - et continue de l'être jour après jour, jusques et y compris dans cette énième et navrante agitation de l'épouvantail populiste.

Merci à Xavier Bertrand de nous avouer aussi franchement, par l'usage de cette misérable rengaine si tant tellement éculée, qu'il n'a strictement RIEN à nous dire. De nous faire part si ouvertement de sa complète absence de pensée politique et de sa totale carence d'imagination.

En fait, Xavier Bertrand est si vide d'idées, et si peu charismatique, que nous le soupçonnons de ne pas exister vraiment. C'est peut-être une créature virtuelle - la retombée ectoplasmique d'une expérience qui a mal tournée ; un agrégat de néant, qui inconsiste quelque part entre brouillard et barbe-à-papa, à la frontière du palpable et du gazeux. Ou un hologramme ?

Mais faisons comme s'il existait normalement, et qu'il soit doté d'un cerveau non strictement dédié aux pures questions politiciennes. Alors nous ferions abstraction de sa suffisance insupportable, et de sa petite élocution sucrée, écoeurante comme un excès de loukoums ; oui, nous passerions outre et lui dirions :

-Bertrand, tu dois comprendre une chose. Les Français en ont vraiment marre de l'immigration et de l'islam revendicatif.

-Mais je sais..., tenterait-il de se défendre en dressant un index boudiné.

-Tais-toi ! Couperions-nous. Tu ne sais rien du tout. Tu crois savoir - comme toute ta clique de crétins UMP, PS, PC, PF, PIF, PAF, POUM et toutim ; tu crois savoir mais t'as rien pigé. On ne pige pas ces choses-là depuis la banquette arrière d'une berline avec chauffeur. Tu crois que les Français veulent que soit réglé le problème de la laïcité...

-Tout à fait ! Opinerait le grassouillet avec tressautement de son double-menton. Tout à fait : les Français veulent ça ! C'est pour cela que Nicolas Sarkozy a relancé le...

-Relancé mon cul ! Tu vas la boucler, oui ? (Nous commencerions à nous énerver.) Non, les Français ne veulent pas ça. Ils ne veulent pas de problème de la laïcité solutionné : ils ne veulent pas de problème de la laïcité TOUT COURT. Tu sais pourquoi ?

-Eh bien oui, c'est pour cela que le dialogue... Aïe !! (Nous lui collerions une baffe.)

-Non tu ne sais pas ! Ils ne veulent pas de problème de la laïcité, parce que les Français N'ONT PAS de problème avec la laïcité. CE N'EST PAS UN PROBLEME FRANCAIS. Voilà. Tu as compris, ô andouille politicienne ? Répète après moi : ce-n'est-pas-un-problème-français...

Puis nous le congédierions d'une tape derrière la tête, avec mission de révéler cet aspect capital de la psychologie nationale à tous ses collègues.

Sans en espérer quoi que ce soit, bien entendu. Simplement parce qu'il faut bien dire, ce qui doit être dit.

Bob Willard
08/03/2011

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Published by Robert Willard - dans Actualité divers
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