Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:56

Cher SuperNo,

Voilà un petit moment que je vous lis, et apprécie, au point d'avoir fait figurer le lien vers votre blog sur le présent mien.

Il est néanmoins un point sur lequel je vous trouve parfaitement insupportable - très obtusément "No" et pas du tout "Super" : c'est votre manière cégétiste, au pire sens du terme, de parler des "patrons".

Pas plus tard que dans votre dernier billet nous les retrouvons
fourrés, pour la énième fois, en compagnie de la "finance" et du "libéralisme" - en une de ces charrettes digne des convois qui alimentèrent, avec un minimum de discernement, la guillotine révolutionnaire.

Il faut arrêter de déconner avec les "patrons", monsieur SuperNo.

Si vous parlez des guignols du CAC40 aussi grassement rémunérés qu' incompétents, qui ont tout de politiciens et absolument rien d'entrepreneurs, merci de ne pas les appeler "patrons" : donnez-leur un nom qui ne prête pas à confusion, nul doute que vous saurez trouver. En somme, évitez ce fameux amalgame que vous dénoncez par ailleurs si vigoureusement, lorsqu'il sanctionne d'autres catégories de la population. Et ne laissez pas croire que vous conchiez, d'un même étron, les touristes dorés des grands conseils d'administration et les entrepreneurs des millions de PME-TPE qui sont la véritable force vive de la nation.

Les patrons en ont marre d'être traités comme de la merde dans ce pays, monsieur SuperNo, présentés comme des exploiteurs cupides n'ayant pour seul joie dans la vie que licencier leur personnel - et priés d'expier en silence, en acceptant d'un fondement repentant toute bastonnade du fisc et sodomie du droit du travail.

Cette détestable mentalité risque d'user leur patience, et de les pousser massivement, en ces temps troublés, à aller entreprendre sous d'autres cieux. Car la vraie menace est là pour notre pays, bien plus que dans l'exil des super-riches pour raisons fiscale : c'est l'exil des entrepreneurs, pour raisons de reconnaissance (laquelle passe, entre autre, bien évidemment et encore heureux, par gagner plus d'argent à effort égal).

Et toutes les  tirades syndicalo-démagogues sur la pseudo-dégradation de la situation des employés relativement aux employeurs n'y changeront rien.

Je suis patron, j'ai trois salariés : ils me coûtent chaque année plus cher - et quant à licencier dans le respect du droit, c'est si long et si ruineux... que je n'embauche plus. Voilà la réalité du vrai monde de l'entreprise en France, cher SuperNo, vécue de l'intérieur et non pas le fruit d'études statistiques auxquelles, vous nous l'avez assez montré, on fait dire ce que l'on veut.

Et donc s'il vous plaît m'sieur Super, PAS D'AMALGAME.

Ou alors, va falloir dire pourquoi.

Bien cordialement néanmoins,

Robert Willard
le 22/09/2012 

Partager cet article

Repost 0
Published by Robert Willard
commenter cet article

commentaires