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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:40

Bonjour cher lecteur,

Mohamed Mehra s'est fait dégommer par le "raid" il y a quelques minutes. C'est une très bonne chose - comme le pense quatre-vingt dix-neuf pour cent des Français. Qu'en aurions-nous fait ? En prison, il eût été une star adulée et n'eût pas manqué de faire de (très) nombreux émules. Il aurait alterné séances de musculation et auto-lavage de cerveau durant une vingtaine d'années, sainement nourri et douillettement chauffé aux frais du contribuable Français (dont, pour certains, il avait flingué les enfants, car tout comme la justice le fisc est aveugle).

Puis il aurait été relâché ?

Allons...

Nous n'avons jamais cru à cette soi-disant consigne présidentielle de le prendre vivant. Le pays entier voulait que ce type ne voit pas le prochain ramadan : c'eût été une grosse erreur politique de la part du candidat Sarkozy de le faire encabaner -  et ce n'eût pas beaucoup aidé le Président Sarkozy dans son devoir de protection de la nation, car il semble bien que les renseignements que ne donnera plus Mohamed, son frère, sa mère et son beau-père soient en mesure d'en fournir une bonne partie (une famille française comme on les aime, vraiment).

Bon débarras, donc.

"Pas d'amalgame !!", couinent les organisations anti-racistes et les représentants de l'islam "modéré", qui ressassent frénétiquement leur vieille rengaine de la "religion de paix, d'amour et de tolérance", dont ne sauraient légitimement se réclamer les fous comme Mohamed.

Peut-être - nous ne sommes pas très érudit en matière d'islam. Peut-être, donc. Mais il nous semble qu'il y a objectivement matière à en douter (à considérer, en tout cas, notre expérience personnelle, acquise sur le riche terreau multi-culturel de la ville de Nanterre, ce qu'en dit l'Histoire et ce qu'en montre l'actualité). Et dans le doute que fais-tu, ô lecteur chrétiennement élevé ?

Tu t'abstiens.

Mais peu importe. Nous brassons de l'air. Nous voyons venir, comme si elle était déjà votée et décrétée d'application, la loi interdisant l'amalgame : une belle loi bien de chez nous, aux termes de laquelle quiconque associera, même allusivement, islam et violence, ira rejoindre sur le bancs des accusés les infâmes shoa-sceptiques.

Oui, cher lecteur, nous pensons que telle pourrait être la conséquence du drame de Toulouse. Non pas un raidissement salvateur, une saine, bien que tardive, prise de conscience - mais l'adjonction d'une épaisseur supplémentaire au bandeau dont on se couvre déjà les yeux.

La nouvelle loi que nous espérons, quant à nous ?

Celle qui interdira les couvertures médiatiques telles que celle que nous venons de connaître - et qui font si magnifiquement le jeu de tous les détraqués en recherche de tribune pour se faire connaître au monde.

Il n'est pas douteux que Mohamed soit désormais un héros aux yeux de nombreux "jeunes défavorisés". Nos médias ont fait ce qu'il fallait pour, relayant complaisamment ses déclarations - et sa volonté, finalement, de mourir "les armes à la main".

Mohamed tenant tête au "raid", repoussant les assauts, seul contre tous. Les policiers d'élites refluant, blessés. La fusillade digne "d'une scène de guérilla urbaine". Un journaliste de France Info, qui nous renseignait en direct sur l'assaut final des policiers, semblait tout prêt de s'éjaculer dessus en nous décrivant l' "incroyable puissance" de l'échange de tirs, insistant sur la violence de la riposte de Mohamed, et sa détermination à mourir "au combat".

L'auditeur non averti aurait aussi bien pu penser que Mohamed était un héroïque combattant d'une noble cause, retranché en un dernier combat désespéré contre des assaillants largement supérieurs en nombre et en moyens.

Il nous fut rappelé quasiment en boucle, durant un quart d'heure, que Mohamed voulait mourir les armes à la main et qu'il se défendait "comme un lion" (la comparaison exacte n'était pas celle-là, mais elle était tout aussi flatteuse). Ce sombre connard de journaliste avait complètement oublié qu'il parlait d'une pourriture de désaxé qui, la veille, avait couru après une fillette de huit ans, l'avait attrapée par les cheveux et lui avait tiré une balle dans la tête (entre autres exploits).

Ce journaliste n'était pas seul dans ce cas. Toute l'équipe de France Info semblait avoir perdu la raison - et avec eux le monde médiatique tout entier.

Il serait bon qu'il soit interdit de faire de ce genre de drame, des shows journalistiques de télé-réalité. Ils font la renommée des assassins et propagent les idées des fous - et n'apportent RIEN en terme d'information.

Une telle loi ne devrait pas choquer les défenseurs de la loi Gayssot en vigueur. Et à tout prendre, il nous semble beaucoup moins dangereux de limiter, dans de tels cas, l'information au strict minimum, que d'interdire tout débat sur certains sujets historiques arbitrairement choisis.

("Un forcené a tué des enfants dans une école juive de Toulouse. Il a été identifié.  Il est retranché à son domicile. La police donne l'assaut." Point.)

Bref. Bien triste numéro que nous a proposé là le Grand Cirque.

Encore heureux que ce gros porc de DSK se soit fait jeter par les députés européens - et ait dû renoncer à venir pérorer au Parlement au sujet de la crise économique. Tout n'est pas encore complètement pourri ici-bas...

Robert Willard
le 22/03/2012

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Published by Robert Willard
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