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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 14:51

 

Nous revenons de chez le coiffeur, cher lecteur.

Il devrait être interdit aux coiffeurs de puer de la gueule. Surtout quand, de petite taille, ils ont, eux debout et vous assis, le bec au niveau de votre nez.

Car vous n'avez aucun moyen d'échapper aux miasmes du petit coiffeur puant de la gueule. Ses bras trop courts le contraignent à se coller à vous pour officier, et l'inconfort de sa position, coudes relevés, le fait rapidement souffler plus que de normal - quasiment, donc, à bouche-portante, dans vos narines.

Contraint à une rigoureuse immobilité durant la coupe, toute esquive vous est impossible - le seul répit, relatif, survenant lors du traitement de l'arrière du crâne. Relatif, car à la nuisance proprement olfactive - qui n'en est alors qu'atténuée - se substitue la terrible caresse de l'haleine tiède et fétide sur la nuque fraîchement mise à nue (et pour ainsi dire offerte).

Le supplice frise le paroxysme lorsque, petit et puant de la gueule, le coiffeur est de plus bavard.  

Ce qui n'est pas si rare.

(Soucieux d'épargner les âmes délicates, nous n'évoquerons pas ici le petit coiffeur puant de la gueule, bavard et auréolé des aisselles, qui, coudes relevés et occupé à vous désépaissir le sommet, évoque par trop les pires heures de la question inquisitoriale. Notre coiffeur, qui est une coiffeuse, est heureusement irréprochable sous cet angle - mais seulement sous cet angle.)

Une bonne nuit à vous,

Robert Willard
le 20/09/12

 


 

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Published by Robert Willard
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