Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 19:11

Bonsoir cher lecteur,

 

Nous avons appris qu'une enseignante avait demandé à ses élèves de faire une minute de silence en la mémoire de Mohamed Mehra (auteur, rappelons-le, des meurtres d'enfants à Toulouse, et de militaires à Montauban). Cette proposition a choqué la plupart des élèves, et une plainte a été déposée. L'enseignante encourrait la suspension.

Nous ne pensions pas voir, aussi vite, une illustration aussi caricaturale - voire emblématique - de notre propos concernant la suréaliste couverture médiatique de l'assaut mené par le RAID contre Mohamed retranché, et la dangereuse aura de "fait d'armes" dont elle l'avait entouré, à l'entier bénéfice du tueur.

Malheureusement le monde journalistique ne voit bien entendu là pas l'ombre d'un atome de matière à s'interroger sur ses pratiques - mais simplement l'occasion (inespérée) de "rebondir" sur cette affaire, laquelle avait été pressurée jusqu'à la dernière bribe d'"information".

(Les pisse-copies des rédactions en étaient rendus à produire les plans de l'appartement de Mohamed, avec description, minute par minute, du déroulement de l'assaut. Sans le providentiel moment d'égarement de cette institutrice, peut-être saurions-nous aujourd'hui quel était le motif des papiers-peints de l'appartement de Mohamed, et combien il avait de poils au cul ?)

Bref.

Pour continuer dans les déceptions, parlons du dernier article de Frédéric Lordon. Tout y est d'une tenue de notre point de vue irréprochable - sauf un point (poing) que nous avons bloqué dans l'estomac : cette invraisemblable proposition d'instaurer un salaire maximal, visant à mettre fin aux rémunérations excessives de certains patrons.

C'est une belle connerie - du genre de celles dont Mélenchon a garni son programme. Une connerie typiquement française, qui ne nous surprend pas particulièrement en soi, mais nous déçoit terriblement de la part de F. Lordon.

D'abord, ces rémunérations excessives ne concernent qu'un nombre ridiculement restreint d'entreprises ; ensuite, si l'on veut malgré tout les considérer, on constate que même en reversant l'intégralité des rémunérations "indécentes" au reste des salariés, ceux-ci s'en trouveraient augmentés de façon tout à fait marginale, sans aucun impact significatif sur leur niveau de vie (puisqu'il s'agirait de répartir quelques dizaines de millions d'euros entre quelques centaines de milliers d'employés - annuellement).

La question est donc d'ordre purement symbolique. Laisser entendre qu'elle est économique relève d'une démagogie crasse, à laquelle nous sommes bien consterné de voir F. Lordon s'adonner. Et q
uant au symbole, donc, que constitue le plafonnement des rémunérations, il ne nous emballe pas - de toute façon. Il pue ce qu'il y a de plus détestable dans l'esprit français moderne : cette délectation, au nom de l'égalité, à toujours tout tirer vers le bas.

Quitte à légiférer dans ce domaine, pourquoi ne pas plutôt fixer un ratio maximum entre les salaires extèmes  - ou toute autre mesure qui, au lieu de confiner les fortes rémunérations, sans profit aucun pour les plus faibles, associeraient les unes aux autres, pour le profit de tous ?

Plus ça va, plus nous nous demandons sérieusement si la France ne serait pas le dernier pays communiste de la planète (après en avoir été le premier).

Robert Willard
le 24/03/2012

 

Par Robert Willard
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 13:40

Bonjour cher lecteur,

Mohamed Mehra s'est fait dégommer par le "raid" il y a quelques minutes. C'est une très bonne chose - comme le pense quatre-vingt dix-neuf pour cent des Français. Qu'en aurions-nous fait ? En prison, il eût été une star adulée et n'eût pas manqué de faire de (très) nombreux émules. Il aurait alterné séances de musculation et auto-lavage de cerveau durant une vingtaine d'années, sainement nourri et douillettement chauffé aux frais du contribuable Français (dont, pour certains, il avait flingué les enfants, car tout comme la justice le fisc est aveugle).

Puis il aurait été relâché ?

Allons...

Nous n'avons jamais cru à cette soi-disant consigne présidentielle de le prendre vivant. Le pays entier voulait que ce type ne voit pas le prochain ramadan : c'eût été une grosse erreur politique de la part du candidat Sarkozy de le faire encabaner -  et ce n'eût pas beaucoup aidé le Président Sarkozy dans son devoir de protection de la nation, car il semble bien que les renseignements que ne donnera plus Mohamed, son frère, sa mère et son beau-père soient en mesure d'en fournir une bonne partie (une famille française comme on les aime, vraiment).

Bon débarras, donc.

"Pas d'amalgame !!", couinent les organisations anti-racistes et les représentants de l'islam "modéré", qui ressassent frénétiquement leur vieille rengaine de la "religion de paix, d'amour et de tolérance", dont ne sauraient légitimement se réclamer les fous comme Mohamed.

Peut-être - nous ne sommes pas très érudit en matière d'islam. Peut-être, donc. Mais il nous semble qu'il y a objectivement matière à en douter (à considérer, en tout cas, notre expérience personnelle, acquise sur le riche terreau multi-culturel de la ville de Nanterre, ce qu'en dit l'Histoire et ce qu'en montre l'actualité). Et dans le doute que fais-tu, ô lecteur chrétiennement élevé ?

Tu t'abstiens.

Mais peu importe. Nous brassons de l'air. Nous voyons venir, comme si elle était déjà votée et décrétée d'application, la loi interdisant l'amalgame : une belle loi bien de chez nous, aux termes de laquelle quiconque associera, même allusivement, islam et violence, ira rejoindre sur le bancs des accusés les infâmes shoa-sceptiques.

Oui, cher lecteur, nous pensons que telle pourrait être la conséquence du drame de Toulouse. Non pas un raidissement salvateur, une saine, bien que tardive, prise de conscience - mais l'adjonction d'une épaisseur supplémentaire au bandeau dont on se couvre déjà les yeux.

La nouvelle loi que nous espérons, quant à nous ?

Celle qui interdira les couvertures médiatiques telles que celle que nous venons de connaître - et qui font si magnifiquement le jeu de tous les détraqués en recherche de tribune pour se faire connaître au monde.

Il n'est pas douteux que Mohamed soit désormais un héros aux yeux de nombreux "jeunes défavorisés". Nos médias ont fait ce qu'il fallait pour, relayant complaisamment ses déclarations - et sa volonté, finalement, de mourir "les armes à la main".

Mohamed tenant tête au "raid", repoussant les assauts, seul contre tous. Les policiers d'élites refluant, blessés. La fusillade digne "d'une scène de guérilla urbaine". Un journaliste de France Info, qui nous renseignait en direct sur l'assaut final des policiers, semblait tout prêt de s'éjaculer dessus en nous décrivant l' "incroyable puissance" de l'échange de tirs, insistant sur la violence de la riposte de Mohamed, et sa détermination à mourir "au combat".

L'auditeur non averti aurait aussi bien pu penser que Mohamed était un héroïque combattant d'une noble cause, retranché en un dernier combat désespéré contre des assaillants largement supérieurs en nombre et en moyens.

Il nous fut rappelé quasiment en boucle, durant un quart d'heure, que Mohamed voulait mourir les armes à la main et qu'il se défendait "comme un lion" (la comparaison exacte n'était pas celle-là, mais elle était tout aussi flatteuse). Ce sombre connard de journaliste avait complètement oublié qu'il parlait d'une pourriture de désaxé qui, la veille, avait couru après une fillette de huit ans, l'avait attrapée par les cheveux et lui avait tiré une balle dans la tête (entre autres exploits).

Ce journaliste n'était pas seul dans ce cas. Toute l'équipe de France Info semblait avoir perdu la raison - et avec eux le monde médiatique tout entier.

Il serait bon qu'il soit interdit de faire de ce genre de drame, des shows journalistiques de télé-réalité. Ils font la renommée des assassins et propagent les idées des fous - et n'apportent RIEN en terme d'information.

Une telle loi ne devrait pas choquer les défenseurs de la loi Gayssot en vigueur. Et à tout prendre, il nous semble beaucoup moins dangereux de limiter, dans de tels cas, l'information au strict minimum, que d'interdire tout débat sur certains sujets historiques arbitrairement choisis.

("Un forcené a tué des enfants dans une école juive de Toulouse. Il a été identifié.  Il est retranché à son domicile. La police donne l'assaut." Point.)

Bref. Bien triste numéro que nous a proposé là le Grand Cirque.

Encore heureux que ce gros porc de DSK se soit fait jeter par les députés européens - et ait dû renoncer à venir pérorer au Parlement au sujet de la crise économique. Tout n'est pas encore complètement pourri ici-bas...

Robert Willard
le 22/03/2012

Par Robert Willard
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 17:22

Bonsoir cher lecteur,

Ce soir nous avons le plaisir de vous offrir en exclusivité cet extrait de conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son conseiller spécial Henri Guaino - livré par cette même source qui nous en apprit de belles à propos de Mitt Romney :

"-Tu es sûr qu'il faut que j'y aille, Henri ?

-Voyons, Nicolas, tu le sais très bien !

-Ça me fait tellement chier ! Putain ce que ça me fait chier ! Tous les ans ça me fait chier, mais cette année c'est le pompon ! Tous ces bouseux jamais contents, et leurs accents à la con... Tu resteras à côté de moi, hein ? Toi tu les comprends, je ne sais pas comment tu fais... Y'en a, je comprends pas un mot sur deux...

-Oui...

-Et cette odeur ! Depuis le temps ils n'ont pas trouvé le moyen pour que ça pue moins, leur foutu salon ? Ils pourraient installer des extracteurs d'air, de la clim', je ne sais pas, mais merde alors, on doit savoir faire ça aujourd'hui ! Ça ferait bosser des gens, en plus.

-Je crois qu'il y en a déjà.

-...

-Pour la Syrie, il va falloir nous décider. Clinton a encore appelé Cameron hier...

-Je sais, Henri, je sais. C'est pour ça que ce salon... Et évidemment il y aura Hollande ?

-Oui.

-Il faut s'arranger pour le croiser, il va détester. Faudra faire une photo. Il a toujours l'air con sur ces photos, il le sait et ça l'énerve. Avec une vache, tu verras qu'elle aura l'air moins con que lui ! (rire)

-Oui. Je verrai avec Claude (Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, NDLR).

-Tu lui diras aussi : un seul stand de charcutaille cette année. L'année dernière on m'en avait collé trois, j'ai roté pendant deux jours.

-Oui.

-Quelle connerie !

-...

-On en est où avec le corridor (humanitaire pour évacuer les blessés en Syrie, NDLR) ?

-D'après Alain (Juppé, NDLR) c'est toujours bloqué.

-Merde. Mais qu'est-ce qu'il croit, ce Bachar ? Il a pas compris avec Kadhafi ? Comment va la journaliste, là... Bouvier, c'est ça ?

-Bouvier, oui. Pas de nouvelles.

-Tu vas voir que c'est les RG (Renseignements Généraux, NDLR) qui l'ont collée là-bas.

-Claude (Guéant, ministre de l'Intérieur) leur a demandé, ils disent que non.

-Et moi je te dis que si. Qu'est-ce que tu veux qu'ils disent ? Ils ont l'air con avec leur grognasse amochée, maintenant. Je les connais, tu sais , Henri. Ils ne vont pas me la faire à moi ! (Allusion aux cinq années passées au ministère de l'intérieur, NDLR). Toujours à faire des secrets. Quand ça marche ils la ramènent, et si ça foire, toujours à essayer de cacher la merde au chat. Je les connais.

-...

-Tu vas voir que si Bachar veut l'interroger ils vont venir pleurer pour qu'on l'évacue fissa.

-...

-Et tiens, tant qu'on est dans les histoires de bougnoules : j'ai l'air malin avec ce grand con d'Omar et son César ! (Allusion au fait qu'Omar Sy fut le seul de toute l'équipe du film "Les intouchables" a ne pas avoir répondu à l'invitation de Sarkozy, NDLR)

-Tout le monde attendait Dujardin.

-J'ai l'air malin quand même ! On s'en fout de Dujardin. Mitterrand (Frédéric, ministre de la culture, NDLR) va m'entendre au prochain Conseil (des ministres, NDLR). Il va falloir qu'il leur explique un peu la vie à ces artistes de mes deux. Les subventions ça tombe pas du ciel. Est-ce que je vais payer des gens qui me font passer pour un couillon ?

-...

-Surtout que Dujardin était bien meilleur. J'ai vu des extraits, y'a pas photo ! Quand tu vois l'autre grand niais, avec sa tronche de Banania ! Peuh !

-Oui...

-Bon. Appelle-moi quand tu as fini mon discours pour le salon. Salut.

-Oui. Salut Nicolas."

Robert Willard
le 26/02/12

Par Robert Willard
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 18:37

Bonsoir cher lecteur,

Nous devons des excuses à Jean-Luc Mélenchon.

Nous l'avons, en effet, injustement raillé dans notre dernier billet, où nous avons ricané à propos de la "culture commune" qu'il nous prête avec les pays du Maghreb.

A notre décharge, le propos prétait à confusion. Emporté par l'antipathie épidermique qu'exerce sur nous ce gueulard néo-trotskiste, nous avons failli à notre devoir de rigueur et d'analyse impartiale.

Lorsque Jean-Luc a évoqué cette communauté de culture, nous avons sottement songé aux cent-trente ans (à peu près) durant lesquels une partie du Maghreb fut sous domination Française - et, pour l'Algérie, terre française. Et il nous a semblé un peu grotesque d'associer cette infâme entreprise colonialiste, raciste et coercitive, si constamment conchiée et dénoncée par le ci-devant Mélenchon, à cette belle notion de "communauté culturelle".

D'où ricanement.

Quelques jours ont passé. Nous avons revu Jean-Luc opposé à Marine Le Pen dans l'émission "Des paroles et des actes". Il n' a pas pu y déployer toute sa verve, Marine ayant proprement saboté le débat, mais les quelques bons mots dont a il a pu néanmoins se fendre, et certaines réflexions, nous ont rappelé que l'homme n'est pas idiot.

Et, frappé par cette évidence, de nous demander : "Mais alors, de quoi diable parlait-il avec sa communauté de culture, ce con ?" (nous pensons volontiers en termes familiers lorsqu'il s'agit de Mélenchon, lui-même maniant une langue plutôt verte avec ses contradicteurs).

Le bougre ne confond évidemment pas sa propre expérience (ses dix premières années vécues au Maroc) avec le vécu de la nation toute entière. Il sait bien que le Français moyen se foutait du Maghreb comme d'une guigne, où n'a jamais vécu plus de trois pour cent de notre population. Il ne peut non plus faire allusion à la langue française imposée par l'occupant - un viol culturel, au mieux.

Puis l'explication nous est venue : Mélenchon est victime de la version culturelle du syndrome de Stockholm.

Et cette communauté de culture dont il parle, ne concerne pas la (relativement brève) période française au Maghreb - mais les trois siècles durant lesquels le Maghreb enleva et retint en esclavage, près d'un million et demi de chrétiens occidentaux - via la pirate
rie.

Cette période d'intense fusion culturelle s'étendit du 16ème au 19ème siècle - c'est en fait la France qui y mit fin en 1830. Les esclaves chrétiens eurent tout le loisir de s'imprégner des valeurs de l'islam, puisque certains  passèrent plus de trente ans en captivité avant d'être libérés contre rançon.

Hélas, la très grosse majorité d'entre eux mourut là-bas, aux "barbaresques" - privant ainsi leurs compatriotes ignorants, restés au pays, de cette communauté de culture dont ils s'étaient enrichis.

Par son ampleur, cet épisode de traite des chrétiens dépasse largement celui de la traite des noirs (huit cent mille personnes). Par son principe, on peut le situer à mi-chemin entre la traite des noirs et l'extermination des Juifs par les nazis.

C'est une monstruosité comme l'humanité n'en a pas beaucoup connues.

A la hauteur de l'amour que Mélenchon voue au Maghreb, et de sa détestation de l'Eglise chrétienne.

C'est ça, le syndrome de Stockholm.

Toutes nos excuses, Jean-Luc - donc.

Robert Willard
le 25/02/12

Par Robert Willard
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 18:16

Bonsoir cher lecteur,

La vie de Dominique Strauss-Kahn évoque de plus en plus le destin pitoyable du Costa Concordia. Une petite erreur de pilotage a suffi à
 tout envoyer par le fond - et depuis, on n'en finit plus d'en sortir des cadavres. 

Aujourd'hui, il doit se défendre de proxénétisme (nous parlons de l'ancien directeur du FMI et quasi ex-futur président de notre République). Que dit-il ? Qu'il a la prostitution en horreur ! Que jamais il n'a fait appel à des prostituées ! Et que, comment saurait-il s'il a affaire à une pute ou à une baronne, dans une soirée où tout le monde est à poil (sic, ou presque) ?

Strauss-Kahn se veut "libertin" - ce qu'il n'est pas. Le libertinage ne se conçoit qu'avec esprit et panache - ce qu'il n'a pas. Ce n'est qu'un partouzeur - point.

Qu'il aille au diable.

Pendant ce temps, voilà Sarkozy qui nous la joue "proche du peuple". Il visite les usines, balance des vannes aux ouvriers et leur claque le dos. "Sois simple, décontracté et accessible", lui ont dit ses conseillers. Peine perdue : il a juste l'air couillon, faux-cul et inconvenant. 

Ainsi va notre démocratie.

De son côté Bayrou affirme la nécessité de créer un "ministère de l'Egalité". Ce garçon nous déçoit avec une constance qui force notre admiration, depuis le jour fameux où il gifla un galopin qui tentait de lui faire les poches lors d'une visite (préélectorale) de banlieue. Ce ministère, explique-t-il, veillera à mettre un terme à toute forme de discrimination dans notre pays : par le sexe, l'âge, les origines, les capacités physiques, etc.

Bayrou rêve manifestement d'un pays où rien ne saurait se décider, se faire et s'entreprendre qui ne réponde d'abord et avant tout au respect de quotas en tous genres - que son fameux ministère fixerait en toute clairvoyance et indubitable pertinence pour le bonheur de tous, bien entendu.

Bayrou est donc un crétin doublé d'un fou dangereux - nous nous rendons, navré, à cette évidence.

Aucune déception de ce genre à redouter avec Mélenchon : quelle mauvaise surprise attendre d'un ex-trotskiste soixante-huitard, promoteur de Maestricht, compagnon de Buffet, Besancenot et Bové ? Dont le premier geste en tant que président de la République serait de courir en Algérie clamer son amour du Maghreb, et combien Français et Maghrébins ont besoin, absolument, les uns des autres, pour s'épanouir pleinement et véritablement, riches de leur "culture commune" (sic) ?

(Jean-Luc est né au Maroc où il a vécu jusqu'à onze ans, de 1951 à 1962. Ca lui a un peu tourné la tête, manifestement.)

Toutes les bonnes idées qu'il peut avoir, il les a pour de mauvaises raisons.

Quant à Marine Le Pen, elle peine... à convaincre. Son programme social est à peu près clair. Mais son programme économique, et surtout sa conception de l'économie, sont flous. Et elle n'a pas rompu avec les guignolades qu'affectionnait son père, dans le style du "carton rouge" agité lors de son meeting de Lille. Ça manque de tenu. Ça ne fait pas sérieux. 

Et on se demande toujours si ça n'est pas volontaire.

Robert Willard
le 22/02/12
 

Par Robert Willard - Publié dans : Actualité divers
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